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Isolation phonique d’un appartement : ce que la visite ne révèle pas

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Isolation phonique d’un appartement : ce que la visite ne révèle pas

Une visite dure trente minutes, souvent en journée, quand les voisins sont absents. Le bruit, lui, se révèle le soir, le week-end ou la nuit : pas au-dessus, conversations à travers les cloisons, chasse d’eau du voisin, circulation. L’isolation acoustique est l’un des critères les plus difficiles à évaluer avant l’achat, et l’un des plus déterminants pour la qualité de vie.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Appartement ancien avec parquet et expert à l'écoute des bruits

L’essentiel

L’isolation phonique d’un appartement dépend de l’époque de construction de l’immeuble, de la nature des planchers et des murs séparatifs, des revêtements de sol posés par les voisins, des menuiseries et des équipements collectifs. Avant d’acheter, il faut identifier ces éléments, visiter à différents moments, interroger le vendeur et les voisins, lire le règlement de copropriété, et faire repérer par un expert les points faibles visibles. Les travaux de correction sont possibles mais souvent limités dans le lot.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Les bruits

Bruits aériens, bruits d’impact, bruits d’équipement

On distingue trois familles de bruits, qui se transmettent différemment et appellent des solutions différentes.

Les bruits aériens

Voix, télévision, musique : ils se propagent dans l’air et traversent les parois légères, les portes, les fenêtres et les conduits.

Les bruits d’impact

Pas, chutes d’objets, chaises déplacées : ils naissent d’un choc sur une structure et se transmettent par les planchers et les murs, parfois loin de leur source.

Les bruits d’équipement

Chasses d’eau, écoulements, ascenseur, VMC, chaudière, portes de garage : ils se transmettent par les réseaux et les structures.

Un appartement peut être bien isolé contre l’un et mal contre l’autre. L’évaluation doit les distinguer.

Époque

L’époque de construction, premier indicateur

Les exigences acoustiques ont beaucoup évolué. L’âge de l’immeuble donne une première idée de sa performance.

Les immeubles anciens en pierre ont des murs épais qui isolent bien des bruits aériens, mais leurs planchers bois transmettent fortement les bruits d’impact. Les immeubles des années 1950 à 1970, souvent en béton avec des dalles minces et des cloisons légères, sont réputés peu performants. Une réglementation acoustique a été introduite progressivement pour les constructions neuves, puis renforcée au milieu des années 1990.

Les immeubles récents doivent respecter des exigences de performance entre logements. Pour un logement neuf, une garantie spécifique d’isolation phonique existe pendant un an après la prise de possession. Pour l’ancien, aucune performance n’est garantie.

En pratique, l’époque de construction ne suffit pas : les rénovations successives, les divisions de logements et les changements de revêtements de sol ont souvent modifié la performance d’origine, dans un sens ou dans l’autre. Il faut donc vérifier sur place.

L'époque de construction, premier indicateur
Planchers

Les planchers et les bruits de pas

Les bruits de pas venant de l’étage supérieur sont la première source de plainte en copropriété.

Un plancher bois ancien, un plancher en dalle béton mince, un revêtement dur posé sans sous-couche résiliente par le voisin du dessus : autant de situations favorables à la transmission des bruits d’impact. Le remplacement d’une moquette par un carrelage ou un parquet collé chez le voisin peut dégrader brutalement le confort de l’étage inférieur.

De nombreux règlements de copropriété imposent, en cas de changement de revêtement de sol, de maintenir une isolation au moins équivalente. Lisez-le, et interrogez le vendeur sur les travaux récents des voisins.

Pose d'un parquet avec sous-couche acoustique
Cloisons

Murs séparatifs et cloisons

Les murs entre logements et les cloisons intérieures n’ont pas la même fonction acoustique.

  • un mur séparatif en maçonnerie lourde isole mieux qu’une cloison légère ;
  • une cloison légère entre deux logements, fréquente après des divisions, isole mal ;
  • les prises électriques dos à dos, les gaines et les conduits traversants créent des ponts phoniques ;
  • les doublages collés peuvent dégrader la performance d’un mur ;
  • les placards contre un mur séparatif améliorent un peu la situation.

Lors de la visite, tapez légèrement sur les murs : un son creux révèle une cloison légère ou un doublage. Repérez les lots voisins et leur disposition : une chambre contre le séjour du voisin n’est pas idéale.

Un mur mitoyen avec une cage d’ascenseur mérite une attention particulière.

Façade

Fenêtres et bruits extérieurs

Les bruits de la rue entrent principalement par les fenêtres, les coffres de volets roulants et les entrées d’air.

Des fenêtres anciennes en simple vitrage, des joints usés, des coffres de volets non isolés laissent passer le bruit. Des fenêtres récentes à double vitrage améliorent nettement la situation, surtout avec des vitrages acoustiques. Mais les entrées d’air nécessaires à la ventilation doivent elles-mêmes être acoustiques dans les zones bruyantes.

Vérifiez l’exposition : rue passante, axe de bus, voie ferrée, commerces de nuit, école, cour d’immeuble résonnante. Des cartes de bruit stratégiques existent pour les grandes agglomérations et les grandes infrastructures.

Fenêtre d'appartement donnant sur une rue animée
Équipements

Ascenseur, colonnes et équipements collectifs

Les équipements de l’immeuble peuvent être une source de bruit permanente pour certains logements.

Un appartement contigu à la gaine d’ascenseur, à la machinerie, à la chaufferie, au local poubelles ou au caisson de VMC collective peut subir des bruits réguliers. Les colonnes d’évacuation qui traversent les logements transmettent les écoulements des étages supérieurs, surtout lorsqu’elles sont anciennes ou mal isolées.

Repérez ces équipements lors de la visite et demandez au vendeur ce qu’il entend au quotidien.

Visite

Comment évaluer le bruit lors des visites

Une seule visite en journée ne suffit pas. Il faut organiser l’évaluation.

  • visiter en semaine en fin de journée et, si possible, le week-end ;
  • rester quelques minutes en silence dans chaque pièce, fenêtres fermées puis ouvertes ;
  • écouter les bruits de la cage d’escalier depuis l’entrée ;
  • demander au vendeur de faire couler l’eau et tirer la chasse pour entendre les réseaux ;
  • observer les revêtements de sol du palier supérieur ;
  • passer dans la rue le soir pour repérer les commerces et l’animation.
Comment évaluer le bruit lors des visites
Voisinage

Interroger le vendeur et les voisins

Les occupants connaissent les nuisances de l’immeuble mieux que quiconque.

Posez au vendeur des questions précises : quels bruits entend-il, à quelles heures, venant d’où ? Y a-t-il eu des plaintes, des échanges avec le syndic, des litiges ? Un vendeur qui part à cause du bruit ne le dira pas toujours spontanément, mais une question directe et écrite l’oblige à répondre.

Les procès-verbaux d’assemblée générale mentionnent parfois des conflits de voisinage, des rappels au règlement sur les revêtements de sol ou des travaux d’isolation des colonnes. Lisez notre article sur la lecture des procès-verbaux.

Exemples

Trois situations fréquentes

Quelques cas typiques illustrent ce que la visite ne montre pas.

Le parquet du voisin

Un acheteur visite un appartement haussmannien un samedi matin, calme. Après l’emménagement, il découvre que le voisin du dessus a posé un parquet contrecollé sans sous-couche l’année précédente : chaque pas résonne. Le règlement de copropriété prévoyait le maintien de l’isolation, mais le litige prendra des mois.

La cloison de division

Un deux-pièces issu de la division d’un grand appartement partage avec le lot voisin une simple cloison en plaques de plâtre. Les conversations sont audibles. Un doublage acoustique est possible, au prix de quelques centimètres de surface.

La colonne d’évacuation

Une chambre est traversée par la colonne d’évacuation de l’immeuble, coffrée dans un angle. Chaque nuit, les chasses d’eau des étages supérieurs se font entendre. L’isolation du coffrage améliore la situation, mais la colonne ancienne reste bruyante.

Trois situations fréquentes
Valeur

Le bruit, un facteur de valeur et de revente

Un appartement bruyant se vend plus difficilement et se loue avec plus de rotation.

Les acheteurs et les locataires sont de plus en plus sensibles au confort acoustique, notamment avec le développement du télétravail, qui allonge le temps passé dans le logement. Un appartement exposé à une rue bruyante ou à des voisins sonores peut se négocier plus difficilement à la revente, et les locataires partent plus vite.

Identifier ces nuisances avant l’achat permet d’en tenir compte dans le prix, de prévoir les travaux d’amélioration possibles, ou de choisir un autre bien. C’est un critère aussi légitime que l’état de la toiture ou de l’électricité.

Droit

Ce que dit le droit sur les nuisances sonores

Les nuisances sonores excessives relèvent du trouble anormal de voisinage et, en copropriété, du règlement.

Le Code civil prévoit, depuis la loi du 15 avril 2024, que le propriétaire, le locataire ou l’occupant qui cause à autrui un trouble anormal de voisinage est responsable du dommage qui en résulte. Le règlement de copropriété peut aussi imposer des règles sur les revêtements de sol et les activités. Le règlement sanitaire départemental et le Code de la santé publique encadrent les bruits de comportement.

Ces outils permettent d’agir contre un voisin, mais ils sont lents et conflictuels. Il vaut mieux évaluer la situation avant d’acheter.

Ce que dit le droit sur les nuisances sonores
Travaux

Ce que l’on peut améliorer après l’achat

Certaines améliorations sont possibles dans le lot, d’autres dépendent des voisins ou de la copropriété.

Bruits extérieurs

Fenêtres à vitrage acoustique, coffres de volets isolés, entrées d’air acoustiques : efficace et maîtrisable.

Bruits aériens des voisins

Doublage acoustique désolidarisé des murs séparatifs, traitement des prises et des gaines : efficace mais réduit la surface.

Bruits d’impact du dessus

Faux plafond acoustique suspendu : amélioration partielle. La vraie solution est chez le voisin du dessus, avec une sous-couche sous son revêtement.

Bruits d’équipement

Isolation des colonnes, traitement des fixations : souvent une décision collective.

Maison

En maison mitoyenne aussi

Les maisons mitoyennes, de ville ou en lotissement, peuvent présenter des problèmes de bruit entre voisins.

Un mur mitoyen léger, une charpente continue entre deux maisons, des planchers encastrés dans le mur mitoyen transmettent les bruits. Les mêmes méthodes d’évaluation s’appliquent : visites à différents moments, questions au vendeur, observation des structures.

L’expertise

Ce que l’expert peut repérer

L’expert en bâtiment ne réalise pas de mesure acoustique réglementaire, mais il identifie les points faibles constructifs.

Il identifie la nature des planchers, des murs séparatifs et des cloisons, repère les doublages et les ponts phoniques, observe les menuiseries et les entrées d’air, la position des équipements collectifs et des colonnes, et les revêtements visibles. Il signale les configurations à risque et les améliorations possibles. Si l’enjeu est majeur, une mesure acoustique par un acousticien peut compléter l’expertise.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et nos articles sur l’appartement ancien et les copropriétés des années 1960 et 1970.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Comment évaluer le bruit d’un appartement avant d’acheter ?

En visitant à plusieurs moments, en écoutant en silence, en interrogeant le vendeur et les voisins, et en faisant repérer les points faibles.

Les immeubles anciens sont-ils bien isolés ?

Leurs murs épais isolent bien des voix, mais leurs planchers bois transmettent les bruits de pas.

Le voisin peut-il remplacer sa moquette par du carrelage ?

Souvent oui, mais le règlement de copropriété peut imposer de maintenir une isolation équivalente.

Un faux plafond supprime-t-il les bruits de pas ?

Il les atténue partiellement. La solution la plus efficace est chez le voisin du dessus.

Les fenêtres neuves suffisent-elles contre la rue ?

Elles améliorent nettement, surtout avec un vitrage acoustique et des entrées d’air adaptées.

Existe-t-il une garantie acoustique ?

Pour un logement neuf, une garantie d’isolation phonique d’un an existe. Pas pour l’ancien.

Que faire contre un voisin bruyant ?

Dialogue, syndic, médiation, puis action pour trouble anormal de voisinage si nécessaire.

L’expert mesure-t-il le bruit ?

Il identifie les points faibles constructifs ; une mesure acoustique relève d’un acousticien.

Les colonnes d’évacuation font-elles du bruit ?

Oui, surtout anciennes ou mal isolées, dans les logements qu’elles traversent.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références

  • Code civil, article 1253 (trouble anormal de voisinage)
  • Code de la santé publique, bruits de voisinage
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 (statut de la copropriété)


"Chambre
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Studio ou chambre de service : les pièges techniques de l’investissement locatif

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Studio ou chambre de service : les pièges techniques de l’investissement locatif

Petit ticket d’entrée, forte demande locative, rendement attractif : le studio et la chambre de service séduisent les investisseurs. Mais ces petites surfaces cumulent les contraintes techniques et réglementaires : surface minimale, décence, DPE, ventilation, sanitaires, chaleur sous les toits. Voici les pièges à éviter avant d’acheter pour louer.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Chambre de service sous les toits aménagée en studio

L’essentiel

Avant d’acheter un studio ou une chambre de service pour la location, il faut vérifier que le logement peut légalement être loué : surface habitable d’au moins 9 m² avec 2,20 m de hauteur sous plafond, ou volume habitable d’au moins 20 m³, conformité aux critères de décence, étiquette DPE compatible avec le calendrier d’interdiction de location, équipements sanitaires, ventilation et sécurité électrique. Les surfaces réduites amplifient les problèmes d’humidité et de chaleur, et l’état de l’immeuble pèse sur le rendement.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le marché

Pourquoi ces petites surfaces attirent les investisseurs

Les studios et chambres de service répondent à une forte demande locative, notamment étudiante, avec un prix d’achat limité.

Dans les grandes villes, la demande de petits logements dépasse souvent l’offre. Le prix au mètre carré d’une petite surface est élevé, mais le prix total reste accessible. Le rendement brut peut paraître attractif.

Mais une petite surface ne pardonne rien : un mètre carré de moins, un défaut de ventilation, une étiquette énergétique défavorable ou une humidité persistante peuvent rendre le logement non louable ou dégrader la relation locative. Les vérifications techniques sont donc plus importantes encore que pour un grand appartement.

Avant de calculer un rendement, il faut donc s’assurer que le logement est louable, qu’il le restera dans les années à venir, et que les travaux nécessaires, dans le lot comme dans l’immeuble, ne viendront pas annuler la rentabilité espérée. C’est l’objet des vérifications détaillées ci-dessous.

Surface

La surface minimale : le premier critère

Pour être loué comme résidence principale, un logement doit disposer d’au moins une pièce principale ayant soit une surface habitable d’au moins 9 m² et une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m, soit un volume habitable d’au moins 20 m³.

Ce critère est fixé par le décret du 30 janvier 2002 relatif au logement décent. Il s’apprécie selon les règles de calcul de la surface habitable, qui excluent notamment les parties de moins de 1,80 m de hauteur. Dans une chambre de service sous les toits, avec des rampants, la surface réellement prise en compte peut être nettement inférieure à la surface au sol.

Vérifiez la surface habitable et la surface au sens de la loi Carrez mentionnées dans les documents, et faites-les contrôler en cas de doute. Un logement en dessous du seuil ne peut pas être loué comme résidence principale, quel que soit son aménagement.

La loi Carrez exclut elle aussi les parties de moins de 1,80 m, mais les deux surfaces ne se calculent pas exactement de la même manière.

Couloir desservant des chambres de service au dernier étage d'un immeuble ancien
Décence

Les autres critères de décence

Au-delà de la surface, le logement loué doit répondre à des critères de sécurité, de santé et d’équipement.

  • clos et couvert assurés, sans infiltration ;
  • absence de risques manifestes pour la sécurité et la santé ;
  • installations électriques et de gaz en bon état et conformes aux normes de sécurité ;
  • dispositifs de ventilation et d’ouverture permettant un renouvellement de l’air adapté ;
  • éclairage naturel suffisant de la pièce principale ;
  • une installation permettant un chauffage normal ;
  • une cuisine ou un coin cuisine avec évier et eau chaude et froide ;
  • une installation sanitaire intérieure au logement comprenant un WC, séparé de la cuisine et de la pièce de repas, et un équipement pour la toilette, sauf exception pour les logements d’une seule pièce dont le WC peut être extérieur s’il est situé dans le même bâtiment et facilement accessible ;
  • un niveau de performance énergétique minimal, selon le calendrier en vigueur.

Ces critères sont issus du décret de 2002 et de ses modifications. Un logement qui ne les respecte pas expose le bailleur à des actions du locataire et à des sanctions.

Le locataire peut demander la mise en conformité, et le juge peut réduire le loyer ou ordonner des travaux.

DPE

DPE des petites surfaces et calendrier de location

La performance énergétique conditionne désormais la possibilité de louer. Les petites surfaces sont particulièrement concernées.

Les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location depuis le 1er janvier 2025, les logements classés F ne le pourront plus à partir du 1er janvier 2028, et les logements classés E à partir du 1er janvier 2034. Les petites surfaces obtenaient souvent de mauvaises étiquettes, en raison du poids de l’eau chaude sanitaire rapporté à la surface ; les seuils ont été ajustés pour les logements de moins de 40 m² depuis le 1er juillet 2024.

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui améliore l’étiquette de nombreux studios chauffés à l’électricité. Vérifiez la date du DPE et la possibilité d’obtenir une attestation de la nouvelle étiquette. Lisez nos articles sur le DPE 2026 et les passoires thermiques.

DPE des petites surfaces et calendrier de location
Humidité

Humidité et condensation : le fléau des petites surfaces

Dans un petit volume, la vapeur d’eau produite par la douche, la cuisine et la respiration se concentre rapidement.

Sans ventilation efficace, la condensation provoque des moisissures sur les murs froids, autour des fenêtres, derrière le lit. C’est la première source de litiges entre bailleurs et locataires de studios. Une ventilation mécanique, des entrées d’air et une extraction dans la salle d’eau et la cuisine sont indispensables.

Lors de la visite, recherchez les traces de moisissures, les peintures récentes localisées, l’absence de bouche d’extraction, une fenêtre qui ne s’ouvre qu’en partie. Lisez notre article sur l’humidité dans un logement.

Condensation et moisissures autour d'une petite fenêtre de studio
Chaleur

Chaleur sous les toits après l’été 2026

Les chambres de service sont généralement situées au dernier étage, sous une couverture souvent peu isolée.

L’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France, avec 53 jours de vague de chaleur, a rappelé que ces logements peuvent devenir très difficiles à vivre en été. Une petite fenêtre de toit ou une lucarne unique limite la ventilation naturelle.

Vérifiez l’isolation sous la couverture, les protections solaires, la possibilité de ventiler. Ce critère pèse sur l’attractivité locative et sur la rotation des locataires. Lisez notre article sur l’appartement au dernier étage.

Sanitaires

Sanitaires, évacuations et raccordements

Les chambres de service n’avaient à l’origine ni salle d’eau ni WC. Leur création a souvent été réalisée de façon sommaire.

Les broyeurs

Fréquents dans les chambres de service, ils sont bruyants, sujets aux pannes et doivent être autorisés par le règlement sanitaire et parfois par la copropriété.

Les évacuations

Raccordées sur des descentes communes parfois éloignées, avec des pentes insuffisantes, elles provoquent des engorgements et des dégâts des eaux chez les voisins.

L’eau chaude

Un petit chauffe-eau électrique occupe de la place et pèse sur le DPE.

Les autorisations

Le raccordement aux colonnes communes peut nécessiter l’accord de la copropriété.

Sanitaires, évacuations et raccordements
Électricité

Électricité et sécurité

Les installations électriques des petites surfaces sont souvent sollicitées au maximum.

Chauffage électrique, plaques de cuisson, chauffe-eau, électroménager : dans un studio, tout fonctionne sur une installation de petite puissance, parfois ancienne. Le diagnostic électricité est obligatoire pour les installations de plus de quinze ans. L’expert observe le tableau, la protection différentielle, la terre et l’état des équipements.

La conformité aux normes de sécurité est un critère de décence. Lisez notre article sur le diagnostic électricité.

Réunion

Réunion de lots et divisions

Certains studios résultent de la réunion de plusieurs chambres de service, ou au contraire de la division d’un grand logement.

Une réunion de lots peut impliquer l’annexion d’une partie du couloir commun, qui doit avoir été acquise auprès de la copropriété, et l’ouverture de murs, qui doit avoir été autorisée. Une division doit respecter les règles d’urbanisme, le règlement de copropriété et, dans certaines communes, un régime d’autorisation préalable. Chaque lot créé doit répondre aux critères de décence.

Vérifiez dans l’acte et l’état descriptif de division que le lot correspond bien à ce qui est vendu. Lisez notre article sur l’achat à un marchand de biens.

Réunion de lots et divisions
Copropriété

L’immeuble pèse sur le rendement

Les charges et travaux de copropriété représentent une part plus importante du loyer pour une petite surface.

Un ravalement, une réfection de toiture ou un remplacement de colonnes se répartissent selon les tantièmes. Rapportées au loyer d’un studio, ces dépenses peuvent absorber plusieurs années de rendement. Les chambres de service sous les toits sont aussi directement exposées aux infiltrations de toiture.

Lisez les procès-verbaux et le plan pluriannuel de travaux avant de calculer la rentabilité. Lisez nos articles sur les procès-verbaux et le plan pluriannuel.

Réglementation

Les règles locales de location

Certaines communes encadrent la location par des dispositifs spécifiques.

Selon les communes, peuvent s’appliquer un encadrement des loyers, une autorisation ou une déclaration préalable de mise en location, ou des règles particulières pour la location meublée de courte durée. Ces dispositifs évoluent ; renseignez-vous auprès de la mairie avant d’acheter.

Ils ne relèvent pas de l’expertise technique, mais ils conditionnent la rentabilité du projet.

Les règles locales de location
Bruit

Bruit et voisinage

Les petites surfaces sont souvent situées dans des étages où les nuisances sont concentrées.

Couloir commun desservant plusieurs chambres, broyeurs, cloisons légères entre lots, planchers bois anciens : le confort acoustique est souvent médiocre. Pour un locataire, c’est un motif fréquent de départ.

Lisez notre article sur l’isolation phonique d’un appartement.

L’expertise

Ce que l’expertise apporte à un investisseur

Pour un investisseur, l’expertise sécurise à la fois la conformité locative et le budget de travaux.

L’expert contrôle la surface et les hauteurs, les critères visibles de décence, l’humidité et la ventilation, les sanitaires et les évacuations, l’électricité apparente, l’isolation sous toiture, et l’état des parties communes accessibles. Il signale ce qui empêcherait ou fragiliserait la location et ce qui doit être chiffré.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat. Pour un studio de 20 m², le tarif est de 650 euros TTC, la surface étant inférieure à 50 m², auxquels s’ajoutent le déplacement et les frais de gestion.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Quelle surface minimale pour louer ?

Une pièce principale d’au moins 9 m² avec 2,20 m de hauteur sous plafond, ou un volume habitable d’au moins 20 m³.

Une chambre de service peut-elle être louée ?

Oui si elle respecte la surface minimale et les autres critères de décence.

Le WC peut-il être sur le palier ?

Pour un logement d’une seule pièce, le WC peut être extérieur s’il est dans le même bâtiment et facilement accessible.

Peut-on louer un studio classé G ?

Non, les logements G ne peuvent plus être proposés à la location depuis le 1er janvier 2025.

Les seuils DPE sont-ils différents pour les petites surfaces ?

Ils ont été ajustés pour les logements de moins de 40 m² depuis le 1er juillet 2024.

Pourquoi les studios sont-ils souvent humides ?

Le petit volume concentre la vapeur d’eau ; sans ventilation, la condensation apparaît vite.

Un broyeur est-il autorisé ?

Il est encadré par le règlement sanitaire et parfois par le règlement de copropriété. Vérifiez avant d’acheter.

Les charges de copropriété comptent-elles beaucoup ?

Oui, rapportées au loyer d’une petite surface, elles pèsent fortement sur le rendement.

Faut-il vérifier les règles locales ?

Oui, encadrement des loyers et autorisations de mise en location varient selon les communes.

Combien coûte l’expertise d’un studio ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


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Copropriétés des années 1960 et 1970 : façades béton, balcons et travaux à venir

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Copropriétés des années 1960 et 1970 : façades béton, balcons et travaux à venir

Les résidences construites dans les années 1960 et 1970 offrent souvent des appartements spacieux, lumineux, avec balcon et parking, à des prix accessibles. Elles arrivent aussi à un âge où le béton, l’étanchéité, les réseaux et la performance énergétique demandent des travaux importants. Voici ce qu’il faut savoir avant d’y acheter.

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Résidence des années 1970 en béton avec balcons

L’essentiel

Les copropriétés des années 1960 et 1970 ont été construites rapidement, souvent en béton armé, avant les premières réglementations thermiques. Leurs points faibles typiques sont la corrosion des armatures du béton en façade et sur les balcons, les toitures-terrasses, les colonnes d’eau et d’évacuation, l’amiante dans certains matériaux, et une isolation thermique faible. Avant d’acheter, il faut examiner l’état du béton, lire le plan pluriannuel de travaux et anticiper la rénovation énergétique.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le contexte

Une génération d’immeubles construite vite

Les années 1960 et 1970 correspondent à une période de construction massive, avec des méthodes industrialisées et peu de contraintes thermiques.

Pour répondre à la demande de logements, de nombreuses résidences ont été construites en béton armé, avec des panneaux préfabriqués, des balcons en porte-à-faux, des toitures-terrasses et des réseaux standardisés. Les premières exigences thermiques n’apparaissent qu’au milieu des années 1970, après le premier choc pétrolier. Les immeubles antérieurs sont donc généralement peu ou pas isolés.

Ces immeubles ont aujourd’hui plus de cinquante ans. Ils sont souvent sains sur le plan structurel, mais leurs composants arrivent en fin de vie, et les obligations de rénovation énergétique les placent au cœur des enjeux de la décennie.

Acheter dans une telle résidence n’est donc ni une bonne ni une mauvaise affaire en soi : tout dépend de l’état réel de l’immeuble et de la capacité de la copropriété à programmer ses travaux.

Béton

La corrosion des armatures : le désordre typique

Le principal désordre des bétons de cette époque est la corrosion des aciers d’armature, qui fait éclater le béton.

Avec le temps, le béton perd sa capacité à protéger les aciers, sous l’effet de la carbonatation et de la pénétration de l’eau. Les aciers rouillent, gonflent et font éclater le béton qui les recouvre. Le phénomène est accentué lorsque l’enrobage, l’épaisseur de béton qui protège l’acier, est insuffisant, ce qui était fréquent à l’époque.

Les signes : traces de rouille sur la façade, fissures parallèles aux armatures, éclats de béton laissant voir les aciers, morceaux tombés au pied des façades. Les nez de balcons, les acrotères, les corniches et les poteaux sont les zones les plus touchées.

Béton éclaté avec armature rouillée sur un nez de balcon
Balcons

Balcons et garde-corps : sécurité avant tout

Les balcons en porte-à-faux sont exposés aux intempéries sur toutes leurs faces. Leur dégradation est un enjeu de sécurité.

  • éclats de béton en sous-face et en rive ;
  • aciers apparents et corrodés ;
  • fissures à l’encastrement dans la façade ;
  • étanchéité de la dalle absente ou dégradée, avec infiltrations dans la sous-face ;
  • garde-corps métalliques corrodés à leurs fixations ;
  • évacuations bouchées ou absentes.

Un balcon dégradé peut faire l’objet d’une interdiction d’accès par la copropriété en attendant les travaux. Les réparations de béton et de garde-corps sont souvent intégrées à un ravalement global.

Interrogez le syndic sur les éventuels balcons condamnés ou les arrêtés de mise en sécurité.

Toiture

Les toitures-terrasses

La plupart des résidences de cette époque ont des toitures-terrasses, dont l’étanchéité a souvent été refaite une ou plusieurs fois.

L’étanchéité d’une toiture-terrasse a une durée de vie limitée. Les procès-verbaux et le carnet d’entretien indiquent la date de la dernière réfection. Une réfection ancienne, des infiltrations récurrentes au dernier étage, des réparations ponctuelles répétées annoncent des travaux.

La réfection de l’étanchéité est l’occasion d’isoler la toiture, ce qui améliore fortement le confort des derniers étages. Lisez notre article sur l’appartement au dernier étage.

Les toitures-terrasses
Réseaux

Colonnes d’eau, évacuations et chauffage collectif

Les réseaux d’origine arrivent en fin de vie et leur remplacement est un chantier lourd.

Colonnes d’eau

Acier galvanisé corrodé, fuites, eau colorée, pression faible aux étages.

Évacuations

Fonte ou matériaux d’époque fissurés, engorgements, dégâts des eaux répétés.

Chauffage collectif

Chaudières remplacées une ou plusieurs fois, réseaux de distribution d’origine, émetteurs anciens, équilibrage défaillant.

Vide-ordures

Souvent condamnés, ils posent parfois des questions d’hygiène et de sécurité incendie.

Le remplacement des colonnes implique d’intervenir dans chaque logement, avec des travaux de reprise des finitions. Lisez notre article sur les parties communes.

Ventilation

Ventilation collective et conduits

De nombreux immeubles de cette époque sont ventilés par des conduits collectifs dont le fonctionnement a pu être perturbé.

Les conduits collectifs, parfois appelés shunts, assurent une ventilation naturelle des cuisines et salles d’eau par tirage thermique. Lorsque les occupants installent des hottes motorisées raccordées sur ces conduits, remplacent leurs fenêtres par des modèles étanches sans entrées d’air, ou obstruent les grilles, la ventilation de tout l’immeuble est perturbée : refoulements d’odeurs, condensation, moisissures.

Certaines copropriétés ont installé une VMC collective, dont l’entretien et le remplacement des moteurs sont des postes de charges. L’expert vérifie les bouches d’extraction, les entrées d’air et les signes de condensation dans le logement.

Ventilation collective et conduits
Amiante

Amiante : un sujet incontournable

Les immeubles construits avant le 1er juillet 1997 peuvent contenir de l’amiante, et ceux des années 1960 et 1970 en contiennent fréquemment.

L’amiante peut se trouver dans les dalles de sol, les colles, les conduits, les flocages, les plaques de façade ou de toiture, les enduits, les joints. Le dossier technique amiante des parties communes, tenu par le syndic, et le diagnostic amiante du lot, obligatoire à la vente, en signalent la présence dans les matériaux repérés.

L’amiante n’est pas dangereux tant qu’il reste en bon état et n’est pas travaillé. Il devient un enjeu lors des travaux : désamiantage, précautions, coûts et délais supplémentaires. Lisez notre article sur l’amiante dans un logement à acheter.

Énergie

La rénovation énergétique, enjeu majeur de la décennie

Ces immeubles sont souvent classés en étiquettes énergétiques basses. Leur rénovation est encouragée et, pour les logements loués, de plus en plus nécessaire.

Le calendrier d’interdiction de location des logements énergivores concerne la classe G depuis le 1er janvier 2025, la classe F à partir du 1er janvier 2028 et la classe E à partir du 1er janvier 2034. Dans une résidence non isolée, de nombreux logements sont concernés. Les solutions efficaces sont souvent collectives : isolation thermique par l’extérieur, isolation de la toiture et des planchers bas, remplacement des menuiseries, modernisation du chauffage.

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui peut améliorer l’étiquette de logements chauffés à l’électricité. Lisez nos articles sur le DPE 2026 et les passoires thermiques.

Rénovation énergétique d'une résidence des années 1970
Plan

Le plan pluriannuel de travaux, document clé

Pour ces copropriétés de plus de quinze ans, le plan pluriannuel de travaux est obligatoire et particulièrement révélateur.

Il recense les travaux nécessaires sur dix ans, en estime le coût et propose un échéancier. Dans une résidence des années 1960 ou 1970, il comprend souvent un ravalement avec traitement des bétons, une isolation thermique par l’extérieur, une réfection de toiture-terrasse, un remplacement des colonnes et une modernisation du chauffage.

Pour l’acheteur, c’est la meilleure source pour estimer les appels de fonds à venir. Lisez notre article sur le plan pluriannuel de travaux.

Ravalement

Ravalement et isolation : un chantier à mutualiser

Lorsque le ravalement d’une façade est nécessaire, la réglementation pousse à l’accompagner d’une isolation thermique.

Le Code de la construction et de l’habitation prévoit, sous conditions et avec des exceptions techniques, juridiques ou économiques, l’obligation d’isoler lors de travaux importants de ravalement. Réaliser les deux opérations ensemble mutualise l’échafaudage et les frais de chantier.

Pour l’acheteur, un ravalement avec isolation récemment réalisé est un atout considérable : immeuble rénové, charges de chauffage réduites, étiquette améliorée. Un ravalement à venir est au contraire un coût à anticiper.

Ravalement et isolation : un chantier à mutualiser
Parkings

Parkings souterrains et dalles

Les parkings souterrains de cette époque présentent souvent des désordres liés à l’eau et à la corrosion.

Infiltrations par la dalle supérieure, souvent recouverte d’espaces verts ou de voiries, corrosion des aciers en sous-face, fissures avec coulures blanches de calcite, évacuations insuffisantes. Les travaux d’étanchéité d’une dalle de parking sont lourds, car ils imposent de déposer ce qui la recouvre.

L’expert observe les sous-faces de dalles, les poteaux, les traces d’eau et les réparations antérieures.

Sécheresse

Mouvements de sol et sécheresse de 2026

Les immeubles construits sur des terrains argileux peuvent être affectés par les mouvements liés au retrait-gonflement.

Les immeubles collectifs sont en général fondés plus profondément que les maisons individuelles et sont moins sensibles. Mais les bâtiments bas, les annexes, les parkings et les dallages extérieurs peuvent subir des désordres. L’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France avec une sécheresse des sols sans précédent en moyenne, a pu en provoquer.

Consultez l’état des risques et interrogez le syndic sur d’éventuelles fissures récentes. Lisez notre article sur l’état des risques.

Mouvements de sol et sécheresse de 2026
Le lot

Dans le logement : les points à vérifier

Au-delà de l’immeuble, l’appartement lui-même présente des points typiques de son époque.

  • menuiseries d’origine ou remplacées, et leur performance ;
  • électricité d’origine, souvent sans protection différentielle suffisante ;
  • ventilation par conduits collectifs ou VMC, et son fonctionnement ;
  • dalles de sol et colles pouvant contenir de l’amiante ;
  • radiateurs du chauffage collectif et robinets thermostatiques ;
  • isolation phonique entre logements, souvent faible.

Lisez notre article sur l’isolation phonique.

Atouts

Des atouts réels à ne pas négliger

Ces résidences ont aussi des qualités qui expliquent leur succès.

Surfaces généreuses, plans rationnels, logements traversants, balcons, espaces verts, parkings, ascenseurs, situation souvent proche des transports et des équipements. Une copropriété bien gérée, qui a engagé sa rénovation, offre un excellent rapport qualité-prix.

L’enjeu pour l’acheteur est de distinguer une résidence qui a anticipé ses travaux d’une résidence qui les a reportés.

L’expertise

Ce que l’expert vérifie dans ces copropriétés

L’expertise combine l’examen du lot, des parties communes accessibles et la lecture des documents.

L’expert observe les façades et balcons, les signes de corrosion des bétons, la cage d’escalier, les caves et parkings, l’état apparent des réseaux, puis l’appartement : électricité, ventilation, menuiseries, humidité, revêtements susceptibles de contenir de l’amiante. Il confronte ses constats au plan pluriannuel de travaux et aux procès-verbaux, et hiérarchise les dépenses à venir.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et notre article sur la lecture des procès-verbaux.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Les immeubles des années 1970 sont-ils fragiles ?

Ils sont généralement sains structurellement, mais leurs composants arrivent en fin de vie.

Qu’est-ce que le béton éclaté ?

Un désordre dû à la corrosion des aciers d’armature, qui gonflent et font éclater le béton.

Les balcons sont-ils dangereux ?

Dégradés, ils peuvent présenter un risque de chute d’éléments. Leur réparation est prioritaire.

Y a-t-il de l’amiante dans ces immeubles ?

C’est fréquent. Le dossier technique amiante et le diagnostic du lot le signalent.

Ces logements sont-ils énergivores ?

Souvent, faute d’isolation d’origine. La rénovation collective est la solution la plus efficace.

Le ravalement impose-t-il une isolation ?

Sous conditions et avec des exceptions, la réglementation impose d’isoler lors de travaux importants de ravalement.

Quel document lire en priorité ?

Le plan pluriannuel de travaux, puis les procès-verbaux d’assemblée générale.

Un parking souterrain peut-il poser problème ?

Oui, infiltrations et corrosion des dalles sont fréquentes et coûteuses à traiter.

Faut-il éviter ces copropriétés ?

Non, mais il faut savoir si les travaux ont été anticipés ou reportés.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


"Appartement
Acheter un appartement

Appartement rénové : cloisons supprimées et murs porteurs

Blog · Acheter un appartement

Appartement rénové : cloisons supprimées et murs porteurs

Cuisine ouverte, double séjour réuni, salle de bains agrandie : les appartements rénovés ont souvent perdu des cloisons. Quand l’une d’elles était un mur porteur, la suppression engage la structure de l’immeuble et nécessite une étude, des renforts et une autorisation de la copropriété. Voici comment vérifier, avant d’acheter, qu’une ouverture a été réalisée dans les règles.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Appartement rénové avec cuisine ouverte et poutre de reprise apparente

L’essentiel

Supprimer ou ouvrir un mur porteur dans un appartement touche au gros œuvre de l’immeuble, qui est une partie commune. Les travaux doivent avoir été précédés d’une étude par un bureau d’études structure, réalisés avec des renforts adaptés (poutre, poteaux, appuis) par une entreprise assurée, et autorisés par l’assemblée générale des copropriétaires. Avant d’acheter, il faut réclamer ces documents et faire vérifier les indices visibles de désordre.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le principe

Mur porteur, cloison : quelle différence ?

Un mur porteur transmet les charges des planchers et des étages supérieurs jusqu’aux fondations. Une cloison ne porte que son propre poids.

Dans un immeuble, les murs porteurs comprennent les façades, les murs de refend qui séparent les appartements ou traversent le bâtiment, et parfois des murs intérieurs aux logements. Les planchers reposent sur eux. Les cloisons, en briques plâtrières, carreaux de plâtre ou plaques sur ossature, ne participent pas à la structure, du moins en principe.

Dans les immeubles anciens, la frontière est parfois floue : des cloisons en pans de bois ou en briques peuvent avoir pris des charges au fil du temps, à mesure que les planchers se déformaient. Supprimer une telle cloison peut provoquer un fléchissement du plancher supérieur.

Pour l’acheteur, la question n’est donc pas seulement de savoir si un mur a été supprimé, mais si sa suppression a été pensée, calculée, autorisée et correctement exécutée.

Reconnaître

Comment reconnaître un mur porteur ?

Plusieurs indices orientent, mais seul un professionnel peut conclure avec certitude.

  • son épaisseur, généralement supérieure à celle d’une cloison ;
  • sa position : mur de refend, alignement sur plusieurs étages, mur sur lequel reposent les poutres ou solives ;
  • le son : un mur plein et dense sonne différemment d’une cloison légère ;
  • sa présence sur les plans de l’immeuble, s’ils existent ;
  • l’existence du même mur dans les appartements voisins et aux étages supérieurs et inférieurs.

Les plans de l’immeuble sont parfois disponibles auprès du syndic ou dans les archives. Ils permettent de vérifier la nature d’un mur supprimé.

En cas de doute, une consultation du syndic ou de l’architecte de l’immeuble, quand il en existe un, permet souvent d’obtenir une réponse rapide.

Comment reconnaître un mur porteur ?
Les risques

Les risques d’une suppression non étudiée

Une ouverture mal dimensionnée reporte les charges sur des éléments qui ne sont pas prévus pour les recevoir.

Les conséquences peuvent être progressives : fléchissement du plancher haut, fissures dans l’appartement du dessus, portes qui frottent aux étages supérieurs, poinçonnement des appuis de la poutre de reprise, fissures dans la cage d’escalier. Dans les cas graves, elles mettent en cause la sécurité de l’immeuble.

Les désordres peuvent apparaître plusieurs années après les travaux, ce qui complique l’identification de la cause et la mise en cause des responsables.

Fissure au plafond le long d'une ancienne cloison supprimée
Autorisation

L’autorisation de l’assemblée générale

Le gros œuvre étant une partie commune, la suppression ou l’ouverture d’un mur porteur nécessite l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires.

La loi du 10 juillet 1965 soumet à l’autorisation de l’assemblée générale, à la majorité de l’article 25, les travaux effectués par un copropriétaire à ses frais et qui affectent les parties communes. La copropriété exige généralement une étude de structure, l’intervention d’une entreprise assurée et parfois le contrôle d’un architecte ou d’un bureau d’études désigné par elle.

Des travaux réalisés sans autorisation exposent leur auteur, et parfois ses successeurs, à une action du syndicat des copropriétaires, qui peut demander la remise en état ou la régularisation. L’acheteur doit donc vérifier l’existence de cette autorisation dans les procès-verbaux.

Étude

L’étude de structure et les renforts

Une ouverture dans un mur porteur doit être dimensionnée par un bureau d’études structure.

L’ingénieur calcule les charges reprises, dimensionne la poutre de reprise, en acier, en béton ou en bois selon les cas, ainsi que ses appuis, poteaux ou sommiers, et vérifie que les murs et fondations sous les appuis peuvent recevoir les efforts concentrés. Il précise la méthode d’exécution, notamment l’étaiement provisoire.

La note de calcul et les plans d’exécution sont les documents qui attestent de cette étude. Une poutre posée sans étude, sur des appuis improvisés, est une source de risque même si aucun désordre n’est encore visible.

L'étude de structure et les renforts
Documents

Les documents à réclamer au vendeur

Un appartement dont un mur porteur a été ouvert doit être accompagné d’un dossier précis.

  • le procès-verbal d’assemblée générale autorisant les travaux ;
  • l’étude de structure et la note de calcul ;
  • les plans d’exécution ;
  • les factures de l’entreprise et son attestation d’assurance décennale à la date des travaux ;
  • le procès-verbal de réception des travaux ;
  • le cas échéant, le rapport de contrôle de l’architecte ou du bureau d’études de la copropriété ;
  • les photos du chantier, qui montrent la poutre et ses appuis avant habillage.

L’absence de ces documents ne prouve pas que les travaux sont mal faits, mais elle prive l’acheteur de garanties et justifie une investigation.

Questions

Les questions à poser lors de la visite

Quelques questions directes au vendeur permettent souvent de savoir rapidement à quoi s’en tenir.

  • Quels murs ou cloisons ont été supprimés, et en quelle année ?
  • Les travaux ont-ils été autorisés en assemblée générale ? Pouvez-vous me transmettre le procès-verbal ?
  • Quel bureau d’études a dimensionné la poutre ?
  • Quelle entreprise a réalisé les travaux, et avez-vous son attestation décennale ?
  • Des fissures sont-elles apparues depuis, chez vous ou chez les voisins ?
  • Avez-vous des photos du chantier ?

Un vendeur qui a fait les choses dans les règles dispose en général de ces réponses et de ces documents. Des réponses floues sur une ouverture importante justifient de suspendre la décision jusqu’à un avis technique.

Les questions à poser lors de la visite
Indices

Les indices visibles d’un problème

Même sans démontage, certains signes doivent alerter lors de la visite.

  • une fissure au plafond le long de l’ancienne cloison ou de la poutre ;
  • une flèche visible de la poutre ou du plafond ;
  • des fissures en diagonale aux extrémités de l’ouverture ;
  • un parquet qui s’incline vers l’ouverture à l’étage ;
  • des portes qui frottent dans l’appartement ou chez les voisins du dessus ;
  • une poutre posée directement sur une cloison ou sur un appui de faible section ;
  • des fissures récentes dans la cage d’escalier au droit de l’appartement.

L’expert peut aussi interroger le voisin du dessus, si l’occasion se présente, sur l’apparition de fissures après les travaux.

Ouverture d'un mur porteur avec étaiement en cours de travaux
Cloisons

Même une cloison peut poser question

Dans le bâti ancien, une cloison qui n’était pas porteuse à l’origine peut l’être devenue.

Les planchers bois anciens se déforment avec le temps et viennent parfois s’appuyer sur les cloisons situées en dessous. La suppression de ces cloisons libère le plancher, qui fléchit davantage. Ce phénomène explique des fissures au plafond et des déformations de parquet à l’étage après des travaux pourtant présentés comme portant sur de simples cloisons.

L’expert observe la planéité des planchers et des plafonds, et recherche les déformations au droit des cloisons supprimées.

Planchers

Autres modifications de structure fréquentes

Les rénovations d’appartements touchent parfois aussi aux planchers.

Trémie pour une mezzanine ou un duplex

L’ouverture d’un plancher pour créer un escalier entre deux niveaux coupe des solives et doit être étudiée et autorisée.

Salle de bains déplacée

Une baignoire ou une douche maçonnée sur un plancher bois ancien ajoute une charge importante, et les évacuations nouvelles peuvent entailler les solives.

Chape lourde

Une chape ou un carrelage sur un ancien plancher bois augmente la charge et peut provoquer un fléchissement.

Percement de façade

Agrandir une fenêtre ou créer une porte-fenêtre touche aussi au gros œuvre et à l’aspect extérieur.

Autres modifications de structure fréquentes
Recours

Si un problème apparaît après l’achat

Les recours dépendent de la date des travaux, de leur auteur et de ce que savait le vendeur.

Si les travaux ont été réalisés par une entreprise depuis moins de dix ans, la garantie décennale peut être mobilisée pour les dommages qui compromettent la solidité. Si le vendeur a réalisé ou fait réaliser les travaux sans autorisation ni étude et a dissimulé les désordres, la garantie des vices cachés ou le dol peuvent être invoqués. Le syndicat des copropriétaires peut aussi agir contre le propriétaire du lot pour obtenir une remise en état.

Lisez nos articles sur les vendeur de mauvaise foi et la rénovation sans factures.

Marchand de biens

Le cas des appartements rénovés par un professionnel

Les marchands de biens rénovent souvent en ouvrant les espaces. Leur qualité de professionnel renforce la protection de l’acheteur.

Un vendeur professionnel est présumé connaître les vices du bien qu’il vend, et peut être tenu comme constructeur s’il a fait réaliser des travaux importants. Cette protection juridique ne dispense pas de vérifier les autorisations et l’étude de structure, car un litige reste long et coûteux.

Lisez notre article sur l’achat à un marchand de biens.

Maison

Et dans une maison ?

Dans une maison individuelle, il n’y a pas d’autorisation de copropriété, mais les mêmes exigences techniques s’appliquent.

L’ouverture d’un mur porteur dans une maison doit aussi être étudiée et réalisée avec des renforts adaptés. Les indices de désordre sont les mêmes : fissures au plafond, flèche de la poutre, fissures à l’étage, portes qui frottent. Sur sol argileux, après l’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France, il faut distinguer ces désordres de ceux liés aux mouvements de sol.

Lisez notre article sur la signification des fissures.

L’expertise

Ce que l’expert vérifie

L’expert ne démonte pas l’habillage de la poutre, mais il dispose d’indices et de méthodes pour évaluer la situation.

Il repère les cloisons ou murs supprimés en comparant avec la configuration habituelle de l’immeuble, observe la poutre et ses appuis lorsqu’ils sont visibles, mesure la planéité des sols et plafonds, recherche les fissures caractéristiques, et vérifie la cohérence avec les documents fournis. En cas de doute sérieux, il recommande l’avis d’un bureau d’études structure avant la signature.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et notre article sur l’appartement ancien.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour supprimer un mur porteur en copropriété ?

Oui, celle de l’assemblée générale, car le gros œuvre est une partie commune.

Comment savoir si le mur supprimé était porteur ?

Par son épaisseur, sa position, les plans de l’immeuble et l’avis d’un professionnel.

Quels documents demander ?

L’autorisation d’AG, l’étude de structure, les factures, l’attestation décennale et les photos du chantier.

Une fissure au plafond le long de la poutre est-elle grave ?

Elle peut signaler un fléchissement et doit être examinée par un expert.

Une simple cloison peut-elle être porteuse ?

Dans l’ancien, une cloison peut avoir repris des charges au fil du temps.

Que risque l’acheteur si les travaux n’ont pas été autorisés ?

Une action de la copropriété en remise en état ou en régularisation, et des difficultés de revente.

La garantie décennale s’applique-t-elle ?

Oui si une entreprise a réalisé les travaux depuis moins de dix ans et que les dommages compromettent la solidité.

L’expert peut-il voir la poutre ?

Il observe ce qui est visible et recherche les indices de désordre, sans démontage.

Une mezzanine pose-t-elle les mêmes questions ?

Oui, si elle a nécessité l’ouverture d’un plancher ou repose sur des appuis improvisés.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


"Expert
Acheter un appartement

Parties communes : lire l’état d’un immeuble avant d’acheter un lot

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Parties communes : lire l’état d’un immeuble avant d’acheter un lot

On visite l’appartement, on traverse le hall, on monte l’escalier sans y prêter attention. Pourtant, les parties communes disent l’essentiel de l’immeuble : sa structure, son entretien, ses travaux à venir et les charges qui vous attendent. Voici comment les lire avec l’œil d’un expert en bâtiment.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Expert en bâtiment observant la façade d'un immeuble ancien depuis la cour

L’essentiel

Les parties communes d’un immeuble (structure, façades, toiture, escaliers, caves, cours, réseaux collectifs, ascenseur) appartiennent à tous les copropriétaires, qui en financent l’entretien et les travaux. Avant d’acheter un lot, il faut examiner celles qui sont accessibles, repérer les signes de désordre et de vétusté, puis confronter ces constats aux documents de copropriété. Un immeuble mal entretenu annonce des appels de fonds importants, quel que soit l’état de l’appartement.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le principe

Ce que sont les parties communes, et pourquoi elles comptent

Les parties communes sont les éléments de l’immeuble affectés à l’usage ou à l’utilité de tous les copropriétaires, ou de plusieurs d’entre eux.

Sauf stipulation contraire du règlement de copropriété, la loi du 10 juillet 1965 range notamment parmi les parties communes le sol, les cours, les jardins et voies d’accès, le gros œuvre des bâtiments, les éléments d’équipement commun y compris leurs canalisations, les coffres, gaines et têtes de cheminées, les locaux des services communs et les passages et corridors. Le règlement précise la liste pour chaque immeuble.

Leur entretien et leur réfection sont décidés en assemblée générale et financés par tous les copropriétaires, au prorata de leurs tantièmes ou selon des clés particulières. Pour l’acheteur, l’état des parties communes est donc directement un sujet budgétaire.

Un appartement impeccable dans un immeuble négligé peut ainsi coûter plus cher, sur dix ans, qu’un appartement à rafraîchir dans un immeuble bien entretenu. C’est ce que permet de mesurer un examen attentif des parties communes.

Façades

Les façades : structure et ravalement

La façade est la partie commune la plus visible, et souvent la plus coûteuse à remettre en état.

  • fissures en façade, notamment en escalier, en diagonale ou autour des ouvertures ;
  • enduits qui se décollent, sonnent creux ou présentent des cloques ;
  • pierres altérées, joints creusés, éléments décoratifs fragilisés ;
  • balcons en béton avec épaufrures et aciers apparents ;
  • garde-corps corrodés ou mal fixés ;
  • traces d’écoulement, mousses et salissures importantes ;
  • filets de protection installés pour prévenir les chutes d’éléments.

Un filet de protection en façade est un signal fort : il signifie que des éléments sont déjà tombés ou risquent de tomber, et qu’un ravalement ou une réparation est inévitable.

Balcon en béton avec épaufrures et armatures apparentes
Ravalement

L’obligation de ravalement

Les façades doivent être tenues en bon état de propreté, et certaines communes imposent un ravalement périodique.

Le Code de la construction et de l’habitation prévoit que les façades des immeubles doivent être constamment tenues en bon état de propreté. Dans les communes qui figurent sur une liste établie par arrêté, les travaux de ravalement doivent être effectués au moins une fois tous les dix ans, sur injonction de l’autorité municipale. Paris est notamment concerné.

Un ravalement à venir, a fortiori sous injonction, représente pour chaque copropriétaire une dépense importante. Recherchez la date du dernier ravalement dans le carnet d’entretien et les projets évoqués dans les procès-verbaux.

Structure

Structure : fissures, planchers et murs porteurs

Les désordres structurels de l’immeuble se lisent dans les parties communes avant de se voir dans les logements.

Dans la cage d’escalier, observez les fissures des murs et des plafonds, leur direction et leur largeur, le décollement de l’escalier par rapport au mur, l’affaissement des paliers, les portes palières qui frottent. Dans les caves, observez les murs porteurs, les voûtes, les poutres et poutrelles. Des étais provisoires, installés parfois depuis des années, signalent un problème connu non résolu.

Dans les communes exposées au retrait-gonflement des argiles, l’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France avec une sécheresse des sols sans précédent en moyenne, a pu provoquer de nouvelles fissures sur des immeubles aux fondations peu profondes.

Structure : fissures, planchers et murs porteurs
Escaliers

Escaliers, hall et circulations

L’état des circulations reflète l’entretien courant de l’immeuble.

  • marches usées, fissurées ou qui sonnent creux ;
  • rampe et garde-corps : solidité, hauteur ;
  • éclairage et minuteries ;
  • peintures et revêtements muraux ;
  • boîtes aux lettres, interphone, porte d’entrée ;
  • état des fenêtres de la cage d’escalier ;
  • signalétique et équipements de sécurité incendie.

Une cage d’escalier dégradée ne signifie pas forcément un problème structurel, mais elle renseigne sur le niveau d’entretien et sur les travaux de rafraîchissement qui seront votés.

Toiture

Toiture et combles communs

La toiture protège tout l’immeuble. Son état se lit parfois depuis la cour, les fenêtres ou le dernier palier.

Depuis l’extérieur, observez la couverture, les souches de cheminées, les chéneaux et gouttières. Depuis le dernier étage, l’accès aux combles ou à la toiture-terrasse n’est pas toujours possible, mais des traces d’infiltration sur les murs ou plafonds du dernier palier sont révélatrices.

Lisez nos articles sur l’appartement au dernier étage et l’état d’une toiture.

Toiture et combles communs
Caves

Caves, sous-sols et parkings

Les parties basses montrent les fondations, l’humidité et l’état des réseaux.

Murs humides et salpêtrés, traces d’inondation, pompe de relevage, poutrelles rouillées, aciers apparents dans les dalles de parking, infiltrations par les rampes : ces constats annoncent des travaux. Dans les parkings souterrains, les fissures avec coulures blanches et les aciers corrodés en sous-face de dalle sont des désordres à prendre au sérieux.

Lisez notre article sur le sous-sol et le vide sanitaire.

Réseaux

Réseaux collectifs : colonnes, évacuations, électricité

Les colonnes d’eau, d’évacuation et d’électricité sont des parties communes dont le remplacement est coûteux.

Colonnes d’eau

Canalisations en plomb dans les immeubles anciens, acier galvanisé corrodé, fuites répétées.

Évacuations

Descentes en fonte fissurées, odeurs, engorgements et dégâts des eaux récurrents.

Électricité

Colonne montante ancienne, tableaux de comptage, éclairage commun. La colonne montante peut relever du réseau public selon les cas.

Gaz

Conduites montantes et leur entretien.

Des dégâts des eaux à répétition dans plusieurs logements signalent souvent des colonnes en fin de vie. Les procès-verbaux en gardent la trace.

Gaine technique avec colonnes d'eau anciennes dans un immeuble
Ascenseur

Ascenseur et équipements collectifs

L’ascenseur, le chauffage collectif et la VMC collective sont des équipements dont la modernisation pèse dans les charges.

Les ascenseurs sont soumis à des obligations d’entretien et de contrôle technique. Un ascenseur ancien peut nécessiter une modernisation importante. Une chaudière collective ancienne, des réseaux de chauffage déséquilibrés, une VMC collective défaillante sont aussi des postes à surveiller.

Le carnet d’entretien et les procès-verbaux indiquent l’âge des équipements, les contrats et les travaux prévus.

Extérieurs

Cours, espaces verts et abords

Les espaces extérieurs communs ont un rôle dans la gestion de l’eau et dans la qualité de vie.

Une cour dont l’eau stagne au pied des façades, des regards bouchés, des descentes d’eau pluviale déconnectées, des arbres de grande taille près des bâtiments sur sol argileux sont des éléments à relever. Les murs de clôture, portails et voies d’accès vieillissent aussi.

Lisez notre article sur les extérieurs et murs de soutènement.

Cours, espaces verts et abords
Parties privatives

La frontière entre parties communes et privatives

Savoir ce qui est commun et ce qui est privatif évite des surprises sur la prise en charge des travaux.

Les fenêtres, les volets, les balcons, les canalisations d’un logement ou les gros murs intérieurs peuvent être communs ou privatifs selon le règlement de copropriété. Dans certains immeubles, les fenêtres sont privatives et leur remplacement incombe à chaque copropriétaire, avec une contrainte d’aspect uniforme. Dans d’autres, elles sont communes. Les canalisations sont généralement communes jusqu’au branchement du lot, privatives au-delà.

Avant d’acheter, lisez la partie du règlement qui définit les parties communes et privatives. Elle détermine qui paiera si une fuite survient sur une canalisation, si un balcon doit être réparé ou si les fenêtres doivent être remplacées pour améliorer la performance énergétique.

Visite

Organiser sa visite des parties communes

Une visite méthodique de vingt minutes suffit souvent à se faire une idée juste.

  • arriver un peu en avance et faire le tour de l’immeuble par l’extérieur ;
  • entrer dans la cour et lever les yeux vers les façades arrière, souvent moins entretenues que la façade sur rue ;
  • descendre aux caves, même brièvement, avec une lampe ;
  • monter jusqu’au dernier palier pour observer le haut de la cage d’escalier ;
  • demander au vendeur l’accès au local des compteurs et au local poubelles ;
  • photographier ce qui vous interroge pour le montrer à l’expert ou au syndic.

Si possible, échangez quelques mots avec un voisin ou le gardien : ils connaissent souvent les problèmes récurrents de l’immeuble.

Organiser sa visite des parties communes
Documents

Confronter l’observation aux documents

Ce que l’on voit doit être rapproché de ce que la copropriété sait et a décidé.

  • les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales ;
  • le carnet d’entretien, avec les dates des derniers travaux ;
  • le diagnostic technique global, s’il existe ;
  • le plan pluriannuel de travaux ;
  • le dossier technique amiante des parties communes ;
  • le DPE collectif.

Lisez nos articles sur les procès-verbaux et le plan pluriannuel de travaux.

Amiante

Amiante dans les parties communes

Pour les immeubles dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, le syndic doit tenir un dossier technique amiante des parties communes.

Ce dossier recense les matériaux contenant de l’amiante, leur état et les mesures préconisées. Il conditionne les futurs travaux : un ravalement, une réfection de toiture ou un remplacement de colonnes sur des matériaux amiantés impose des précautions et augmente les coûts.

Lisez notre article sur l’amiante dans un logement à acheter.

Signaux

Les signaux d’alerte qui doivent faire réfléchir

Certains constats annoncent des dépenses lourdes à court ou moyen terme.

  • filets ou protections en façade ;
  • étais provisoires dans les caves ou les parkings ;
  • fissures importantes dans la cage d’escalier ;
  • aciers apparents sur les balcons ou les dalles ;
  • dégâts des eaux récurrents ;
  • travaux nécessaires reportés plusieurs années ;
  • copropriété sans plan pluriannuel alors qu’elle y est soumise.
L’expertise

Ce que l’expert apporte sur les parties communes

L’expert examine les parties communes accessibles et en tire une lecture d’ensemble de l’immeuble.

Il observe les façades, la cage d’escalier, les caves, la cour, les réseaux apparents et la toiture visible, puis hiérarchise les désordres : entretien courant, travaux à moyen terme, travaux urgents. Il confronte ses constats aux documents transmis et signale les écarts.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et nos articles sur l’appartement ancien et les copropriétés des années 1960 et 1970.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Pourquoi examiner les parties communes avant d’acheter ?

Parce que leurs travaux sont financés par tous les copropriétaires, donc par l’acheteur.

Quelles parties communes regarder ?

Façades, escaliers, caves, cour, toiture visible, réseaux apparents et ascenseur.

Un filet en façade est-il inquiétant ?

Oui, il signale des chutes d’éléments et annonce un ravalement ou des réparations.

Le ravalement est-il obligatoire ?

Les façades doivent être tenues en bon état ; dans certaines communes, un ravalement décennal peut être imposé.

Comment repérer des colonnes en fin de vie ?

Par les dégâts des eaux récurrents mentionnés dans les procès-verbaux et l’état visible des gaines.

Le dossier technique amiante est-il obligatoire ?

Oui pour les immeubles dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997.

Des étais dans les caves sont-ils graves ?

Ils signalent un problème structurel connu, à faire expliquer et chiffrer.

Les fissures de la cage d’escalier sont-elles normales ?

Les fines fissures d’enduit sont fréquentes ; les fissures larges ou évolutives doivent être expertisées.

L’expert peut-il accéder à toutes les parties communes ?

À celles qui sont accessibles lors de la visite.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


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Acheter un appartement

Appartement au dernier étage : toiture-terrasse, infiltrations et chaleur

Blog · Acheter un appartement

Appartement au dernier étage : toiture-terrasse, infiltrations et chaleur

Pas de voisin au-dessus, de la lumière, parfois une terrasse et une vue dégagée : le dernier étage est recherché. Il est aussi le plus exposé aux défauts de la toiture, aux infiltrations et, après l’été 2026, à la chaleur. Voici les vérifications spécifiques à mener avant d’acheter un appartement sous les toits ou sous une toiture-terrasse.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Appartement au dernier étage avec terrasse et vue sur les toits

L’essentiel

Un appartement au dernier étage est directement exposé à l’état de la toiture ou de la toiture-terrasse, partie commune dont la réfection est votée et financée par la copropriété. Avant d’acheter, il faut rechercher les traces d’infiltration dans le lot, lire les procès-verbaux pour repérer les sinistres et travaux d’étanchéité, examiner l’isolation et le confort d’été, et vérifier le statut et l’état d’une éventuelle terrasse privative. Ces points conditionnent autant le confort que le budget.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

L’enjeu

Pourquoi le dernier étage mérite des vérifications spécifiques

Le dernier étage concentre trois risques : les infiltrations par la toiture, les déperditions de chaleur en hiver et la surchauffe en été.

La toiture, qu’elle soit inclinée ou en terrasse, protège en premier lieu les logements situés immédiatement en dessous. Lorsqu’elle vieillit ou présente un défaut, c’est le copropriétaire du dernier étage qui subit les infiltrations, souvent pendant des mois ou des années, le temps que la copropriété vote et réalise les travaux.

Sur le plan thermique, le dernier étage est exposé à la toiture, qui perd la chaleur en hiver et la capte en été. Une isolation insuffisante pèse sur le DPE et sur le confort, d’autant plus après un été 2026 qui a été le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France.

Ces risques ne doivent pas détourner d’un bel appartement : ils doivent simplement être évalués et chiffrés avant de signer, pour acheter au juste prix et sans mauvaise surprise au premier orage ou au premier épisode de canicule.

Toiture-terrasse

La toiture-terrasse : comment elle fonctionne et pourquoi elle fuit

Une toiture-terrasse est rendue étanche par un revêtement continu, protégé et raccordé à des évacuations. Ses points faibles sont connus.

Le revêtement d’étanchéité

Membranes bitumineuses ou synthétiques, qui vieillissent, se fissurent et se décollent avec les cycles de chaleur et de froid.

Les relevés

Remontées de l’étanchéité le long des murs et acrotères. Mal protégés ou décollés, ils laissent passer l’eau à la jonction.

Les évacuations

Entrées d’eaux pluviales et trop-pleins. Bouchées par les feuilles ou les mousses, elles provoquent des retenues d’eau.

Les traversées

Ventilations, antennes, garde-corps fixés à travers l’étanchéité : chaque percement est un risque.

Relevé d'étanchéité et évacuation d'une terrasse d'immeuble
Les traces

Repérer les traces d’infiltration dans le lot

Lors de la visite, le plafond et les murs périphériques racontent l’histoire de la toiture.

  • auréoles et taches brunes au plafond, surtout près des façades ;
  • peinture qui cloque ou plâtre qui se décolle ;
  • plafond repeint récemment sur une seule zone ;
  • moisissures dans les angles hauts ;
  • traces en haut des murs sous les acrotères ;
  • odeur d’humidité dans une pièce ;
  • bois de menuiseries dégradé en partie haute.

Un plafond fraîchement repeint au dernier étage doit toujours susciter une question au vendeur : quand, pourquoi, et la cause a-t-elle été traitée ?

Demandez aussi si un sinistre a été déclaré à l’assurance et si la réparation intérieure a été indemnisée : cela indique que l’infiltration était connue.

Tache d'infiltration au plafond d'un appartement sous toiture-terrasse
Documents

Ce que disent les documents de copropriété

Les procès-verbaux d’assemblée générale et le carnet d’entretien retracent les sinistres et les travaux de toiture.

Recherchez les mentions d’infiltration, de dégât des eaux au dernier étage, de réparations ponctuelles d’étanchéité, de devis de réfection, de travaux votés ou reportés. Une succession de réparations localisées signale une étanchéité en fin de vie, dont la réfection complète sera votée tôt ou tard.

Le carnet d’entretien indique la date de la dernière réfection et l’entreprise intervenue. Une étanchéité refaite depuis moins de dix ans bénéficie de la garantie décennale. Lisez notre article sur la lecture des procès-verbaux.

Interrogez également le syndic sur l’existence d’un contrat d’entretien de la toiture-terrasse et sur la fréquence des visites de contrôle.

Qui paie

Qui paie la réfection et les dégâts ?

La toiture est en principe une partie commune : sa réfection est à la charge de la copropriété. Les dommages causés au lot relèvent de l’assurance de l’immeuble et de celle de l’occupant.

La réfection de l’étanchéité est votée en assemblée générale et répartie entre tous les copropriétaires selon les tantièmes, sauf clé spécifique prévue par le règlement. Le copropriétaire du dernier étage n’en supporte qu’une quote-part, mais il subit les nuisances jusqu’aux travaux.

Les dommages intérieurs, comme les plafonds et peintures, sont pris en charge selon les conventions entre assureurs, en particulier la convention IRSI pour les dégâts des eaux, en fonction des circonstances. Une déclaration rapide est indispensable.

Qui paie la réfection et les dégâts ?
Terrasse privative

Terrasse en jouissance privative : attention au statut

Une terrasse accessible depuis l’appartement est souvent une partie commune à jouissance privative. Ce statut a des conséquences.

Le règlement de copropriété précise si la terrasse est une partie privative ou une partie commune dont le copropriétaire a l’usage exclusif. Dans le second cas, le gros œuvre et l’étanchéité restent à la charge de la copropriété, tandis que l’entretien courant, comme le nettoyage des évacuations, et les dégradations causées par l’usage incombent au copropriétaire. Le règlement peut prévoir des clés de répartition particulières.

Les aménagements réalisés par un occupant, comme des jardinières lourdes, un spa, un plancher bois vissé, une pergola fixée, peuvent endommager l’étanchéité. Ils engagent sa responsabilité et nécessitent souvent une autorisation de l’assemblée générale.

Aménagements

Les aménagements de terrasse à vérifier

Ce qui a été installé sur la terrasse peut être source de désordres et de litiges.

  • plancher bois sur plots : l’étanchéité dessous est-elle accessible et en bon état ?
  • bacs et jardinières en pleine terre : poids et racines sur l’étanchéité ;
  • spa ou piscine hors-sol : surcharge importante ;
  • pergola, véranda ou abri fixés : percements, autorisations ;
  • évacuations recouvertes ou inaccessibles ;
  • garde-corps rehaussés ou modifiés.

Demandez au vendeur les autorisations obtenues en assemblée générale pour chaque aménagement. Une véranda sans autorisation peut devoir être déposée.

Les aménagements de terrasse à vérifier
Combles

Sous une toiture inclinée : combles et charpente

Dans les immeubles anciens, le dernier étage est souvent sous une toiture inclinée, parfois dans d’anciennes chambres de service réunies.

Les points à vérifier sont alors la charpente, si elle est visible ou accessible, l’état de la couverture vue des fenêtres, les fenêtres de toit et leurs raccords, et l’isolation des rampants. Les combles réaménagés en logement présentent parfois des hauteurs sous plafond limitées, ce qui pose la question de la surface habitable réelle et de la surface au sens de la loi Carrez.

Lisez nos articles sur l’état d’une toiture et les chambres de service.

Chaleur

Chaleur estivale : le nouveau critère après 2026

Après un été 2026 marqué par 53 jours de vague de chaleur selon Météo-France, le confort d’été au dernier étage est devenu un critère d’achat à part entière.

Sous une toiture-terrasse peu isolée ou une couverture sans isolation suffisante, la température intérieure peut devenir difficilement supportable pendant les épisodes de chaleur. Les grandes baies vitrées orientées au sud ou à l’ouest, sans protection solaire, aggravent la situation.

Lors de la visite, observez l’isolation, les protections solaires, la possibilité de ventiler la nuit par des ouvertures opposées, la présence d’une climatisation et de son autorisation en copropriété. Interrogez le vendeur sur les températures relevées pendant l’été.

Chaleur estivale : le nouveau critère après 2026
Isolation

Isolation de la toiture et DPE

L’isolation de la toiture-terrasse ou des combles améliore à la fois le confort d’hiver et d’été, et l’étiquette énergétique du dernier étage.

L’isolation d’une toiture-terrasse se fait en général lors de la réfection de l’étanchéité, par un isolant posé sous la nouvelle membrane. C’est une décision collective, souvent inscrite au plan pluriannuel de travaux. Pour le copropriétaire du dernier étage, le gain est considérable.

Vérifiez si le plan pluriannuel prévoit cette isolation et à quelle échéance. Lisez notre article sur le plan pluriannuel de travaux et celui sur le DPE 2026.

Ascenseur

Accès, ascenseur et sécurité

Le dernier étage d’un immeuble sans ascenseur limite le public d’acheteurs à la revente ; un ascenseur à moderniser pèse sur les charges.

Dans un immeuble ancien sans ascenseur, un projet d’installation peut être évoqué en assemblée générale, avec une répartition des coûts qui pèse davantage sur les étages élevés. Dans un immeuble équipé, l’état de l’ascenseur et les travaux de mise aux normes prévus figurent dans les procès-verbaux et le carnet d’entretien.

Vérifiez aussi les garde-corps de la terrasse, leur hauteur et leur fixation, surtout en présence d’enfants.

Accès, ascenseur et sécurité
Négocier

Intégrer ces éléments au prix

Une étanchéité en fin de vie, une isolation absente ou des infiltrations non résolues justifient une négociation.

Si la réfection de la toiture-terrasse n’est pas encore votée, l’acheteur en supportera sa quote-part et, surtout, les nuisances jusqu’aux travaux. Si les travaux sont votés, la répartition des appels de fonds entre vendeur et acheteur se négocie. Les dommages intérieurs non réparés et une surchauffe estivale importante sont aussi des arguments objectifs.

Lisez notre article sur la négociation avec un rapport d’expertise.

Recours

Si les infiltrations apparaissent après l’achat

Le premier interlocuteur est le syndic ; le vendeur peut être mis en cause s’il a caché des infiltrations connues.

Signalez immédiatement le sinistre au syndic et à votre assureur. Si les infiltrations étaient anciennes et que le vendeur les a dissimulées, par exemple en repeignant le plafond avant les visites alors que les procès-verbaux ne les mentionnaient pas, un recours pour vice caché ou pour dol peut être envisagé.

Lisez nos articles sur l’humidité découverte après l’achat et le vendeur de mauvaise foi.

L’expertise

Ce que l’expert vérifie au dernier étage

L’expertise d’un appartement au dernier étage inclut le lot, la terrasse et, quand c’est possible, la toiture visible.

L’expert mesure l’humidité des plafonds et des murs périphériques, examine la terrasse, ses relevés, ses évacuations et ses aménagements, observe la couverture depuis les fenêtres, vérifie l’isolation et les protections solaires. Il confronte ses constats aux procès-verbaux et au plan de travaux transmis par l’acheteur.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et notre article sur l’appartement ancien.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Le dernier étage est-il plus exposé aux infiltrations ?

Oui, il est directement sous la toiture, dont les défauts se manifestent d’abord chez lui.

Qui paie la réfection de la toiture-terrasse ?

La copropriété, selon les tantièmes, la toiture étant en principe une partie commune.

La terrasse privative est-elle à ma charge ?

Souvent c’est une partie commune à jouissance privative : l’étanchéité reste à la charge de la copropriété, l’entretien courant à celle du copropriétaire, selon le règlement.

Un plafond repeint doit-il inquiéter ?

Il mérite une question au vendeur sur la cause et son traitement.

Puis-je installer une pergola sur ma terrasse ?

En général avec l’autorisation de l’assemblée générale, surtout si elle est fixée ou modifie l’aspect extérieur.

Le dernier étage est-il chaud en été ?

Souvent, si la toiture est peu isolée. Après l’été 2026, c’est un critère important.

Comment savoir si l’étanchéité est en fin de vie ?

Par les sinistres répétés dans les procès-verbaux, l’âge indiqué au carnet d’entretien et l’état visible de la terrasse.

L’isolation de la toiture est-elle prévue ?

Le plan pluriannuel de travaux l’indique souvent, avec un échéancier.

Que faire en cas d’infiltration après l’achat ?

Prévenir le syndic et son assureur, puis envisager un recours contre le vendeur s’il a dissimulé le problème.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


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Appartement en rez-de-chaussée : humidité, ventilation et sécurité

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Appartement en rez-de-chaussée : humidité, ventilation et sécurité

Un jardin privatif, pas d’escalier, souvent un prix plus doux : le rez-de-chaussée a ses atouts. Il est aussi l’étage le plus exposé à l’humidité du sol, aux remontées capillaires, aux inondations de caves et aux nuisances de la rue. Voici les vérifications à mener avant d’acheter un appartement en rez-de-chaussée.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Appartement en rez-de-chaussée avec jardin privatif

L’essentiel

Un appartement en rez-de-chaussée est en contact avec le sol ou avec des caves et des vides sanitaires, ce qui l’expose aux remontées capillaires, à l’humidité des planchers bas, aux inondations et à la condensation sur des parois froides. Avant d’acheter, il faut mesurer l’humidité des murs et des sols, examiner les caves et la ventilation, vérifier l’exposition aux inondations, l’état du jardin et des évacuations, ainsi que la sécurité et l’intimité du logement.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

L’enjeu

Pourquoi le rez-de-chaussée est plus exposé à l’humidité

Le rez-de-chaussée est l’étage en contact avec ce qui se trouve sous l’immeuble : terrain, caves, vide sanitaire ou parking.

Dans un immeuble ancien, les murs du rez-de-chaussée reposent directement sur les fondations, souvent sans coupure de capillarité : l’humidité du sol peut y monter. Le plancher bas peut être posé sur terre-plein, sur des caves humides ou sur un vide sanitaire mal ventilé. Dans un immeuble récent, ces risques sont mieux maîtrisés, mais les défauts d’étanchéité et de ventilation restent possibles.

À cela s’ajoutent l’exposition aux eaux de ruissellement de la cour ou de la rue, et la proximité des réseaux d’évacuation collectifs, dont les refoulements touchent d’abord les niveaux bas.

Ces risques ne rendent pas le rez-de-chaussée moins intéressant : ils imposent de vérifier ce que la visite ne montre pas toujours, en particulier en fin d’été, quand les murs ont séché en surface.

Remontées

Les remontées capillaires dans les murs

Dans les immeubles anciens, les remontées capillaires sont la première cause d’humidité en rez-de-chaussée.

Elles se manifestent par une bande humide en bas des murs, en particulier les murs de façade et les murs de refend, des efflorescences de salpêtre, une peinture qui cloque, des plinthes qui gonflent ou pourrissent. Elles sont permanentes, avec des variations selon les saisons.

Un doublage récent ou une peinture fraîche en bas des murs peut masquer le phénomène. L’expert mesure l’humidité à différentes hauteurs : une humidité qui décroît avec la hauteur est caractéristique. Lisez notre article sur l’humidité dans un logement à vendre.

Dans les immeubles anciens rénovés, des injections ont parfois été réalisées : demandez la date, l’entreprise et la garantie.

Plinthe et bas de mur humides dans un appartement en rez-de-chaussée
Plancher bas

Le plancher bas : sur cave, vide sanitaire ou terre-plein

La nature du plancher sous l’appartement conditionne l’humidité et le confort thermique.

Sur caves

Les caves humides et mal ventilées transmettent l’humidité au plancher. Les poutres et solives peuvent se dégrader à leurs appuis.

Sur vide sanitaire

S’il est mal ventilé ou inondé, il entretient une humidité permanente sous le logement.

Sur terre-plein

Un dallage sans barrière contre l’humidité ni isolation donne des sols froids et parfois humides, avec des revêtements qui se décollent.

Sur parking ou local

Un parking non chauffé sous l’appartement provoque des sols froids si le plancher n’est pas isolé.

Caves

Visiter les caves et les parties basses

Les caves sous un appartement en rez-de-chaussée sont le meilleur indicateur de l’humidité qu’il subira.

  • traces de niveau d’eau sur les murs, signe d’inondations passées ;
  • pompe de relevage, regards et rigoles ;
  • murs salpêtrés et enduits dégradés ;
  • poutres et poutrelles en mauvais état sous le plancher du lot ;
  • odeur de moisi persistante ;
  • soupiraux bouchés, empêchant la ventilation.

Lisez notre article sur le sous-sol et le vide sanitaire.

Cave d'immeuble avec traces d'inondation
Inondation

Risque d’inondation et refoulement des réseaux

Le rez-de-chaussée est le premier touché en cas d’inondation, de ruissellement ou de refoulement d’égout.

L’état des risques, annexé à la promesse de vente, indique si l’immeuble est situé dans le périmètre d’un plan de prévention des risques d’inondation. Géorisques permet de consulter les arrêtés de catastrophe naturelle de la commune pour inondation et coulées de boue. Le vendeur doit aussi informer l’acheteur des sinistres ayant donné lieu à indemnisation au titre d’une catastrophe naturelle.

Les refoulements d’égout lors de fortes pluies, par les siphons de sol ou les toilettes, sont un risque spécifique des niveaux bas. Un clapet anti-retour sur l’évacuation peut les limiter. Interrogez le vendeur et lisez les procès-verbaux. Lisez notre article sur l’état des risques.

Condensation

Condensation et ventilation

Un rez-de-chaussée peu ensoleillé, avec des murs froids et des fenêtres souvent fermées pour des raisons de sécurité, favorise la condensation.

Moisissures dans les angles, buée persistante sur les vitres, odeur de renfermé : la condensation est fréquente au rez-de-chaussée sur cour. Les occupants ouvrent moins les fenêtres, par crainte des intrusions ou du bruit, et l’humidité produite à l’intérieur s’accumule.

L’expert vérifie les entrées d’air, les extractions dans la cuisine et la salle d’eau, le fonctionnement de la VMC s’il y en a une. Une ventilation adaptée est souvent la solution, à condition de distinguer condensation et remontées capillaires.

Condensation et ventilation
Immeuble récent

Rez-de-chaussée dans un immeuble récent

Les immeubles récents sont mieux protégés contre l’humidité du sol, mais pas à l’abri des défauts de conception ou d’exécution.

Dans une construction récente, le plancher bas repose en général sur un vide sanitaire, un parking ou un dallage avec isolant. Les désordres possibles tiennent alors à un défaut d’étanchéité des murs enterrés du parking, à une mauvaise gestion des eaux pluviales de la résidence, à un seuil de porte-fenêtre trop bas par rapport à la terrasse, ou à un défaut de ventilation des logements très étanches à l’air.

Si l’immeuble a moins de dix ans, ces désordres peuvent relever de la garantie décennale, mise en œuvre par le syndic pour les parties communes. Les procès-verbaux indiquent souvent si une procédure est en cours. Lisez notre article sur la garantie décennale à la revente, dont les principes s’appliquent aussi aux immeubles.

Traitements

Quels traitements, et qui les décide ?

Le traitement de l’humidité en rez-de-chaussée associe souvent des travaux collectifs et des travaux dans le lot.

Côté copropriété : drainage périphérique, reprise des descentes d’eau pluviale, ventilation des caves par la réouverture des soupiraux, traitement des remontées capillaires dans les murs porteurs, étanchéité des murs enterrés. Ces travaux sont votés en assemblée générale. Un copropriétaire du rez-de-chaussée a intérêt à les porter à l’ordre du jour avec des éléments techniques.

Côté lot : dépose des doublages étanches, enduits perméables, amélioration de la ventilation, remplacement des revêtements de sol sensibles à l’humidité. Ces travaux sont à la charge du propriétaire, mais ils ne seront efficaces que si la cause collective est traitée. D’où l’importance de distinguer les deux avant l’achat.

Quels traitements, et qui les décide ?
Jardin

Jardin ou terrasse privative : statut et effets sur l’humidité

Le jardin d’un rez-de-chaussée est souvent une partie commune à jouissance privative, avec des règles d’usage et d’entretien.

Le règlement de copropriété précise le statut du jardin et la répartition des charges : entretien courant à la charge du bénéficiaire, gros travaux à celle de la copropriété, selon les cas. Les plantations, abris, terrasses et clôtures peuvent nécessiter une autorisation.

Sur le plan technique, un jardin dont le niveau est plus haut que le plancher intérieur, une terrasse collée à la façade, des plantations contre les murs ou un arrosage abondant augmentent l’humidité en pied de façade. L’expert observe ces points depuis l’extérieur.

Sécurité

Sécurité et intimité

Le rez-de-chaussée pose des questions de sécurité et de vis-à-vis qu’il faut évaluer.

  • menuiseries et volets : solidité, fermeture, état ;
  • grilles ou barreaudages éventuels et leur autorisation ;
  • vis-à-vis depuis la rue, la cour ou le hall ;
  • éclairage des abords ;
  • accès au jardin depuis l’extérieur ;
  • nuisances sonores de la rue, du hall ou des locaux poubelles.

Ces éléments n’ont pas de dimension technique pure, mais ils pèsent sur la qualité de vie et sur la valeur de revente.

Sécurité et intimité
Commerce

Locaux commerciaux et nuisances

Un appartement en rez-de-chaussée ou au premier étage peut être voisin d’un commerce, avec ses bruits, odeurs et contraintes.

Restaurants, bars, commerces alimentaires : les extractions, les livraisons, les horaires d’ouverture peuvent créer des nuisances. Les gaines d’extraction qui traversent les étages, les groupes frigorifiques en cour et les conduits de fumée sont à repérer.

Le règlement de copropriété précise les activités autorisées. Les procès-verbaux mentionnent souvent les litiges avec les commerces.

Énergie

Confort thermique et DPE

Le rez-de-chaussée bénéficie de la chaleur des étages supérieurs, mais perd de la chaleur par le plancher bas s’il n’est pas isolé.

Un plancher sur caves ou parking non isolé donne des sols froids et pèse sur le DPE. L’isolation par le dessous du plancher, depuis les caves ou le parking, est une décision collective souvent inscrite au plan pluriannuel de travaux. En été, le rez-de-chaussée est en général plus frais que les étages élevés, un atout réel après l’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France.

Lisez notre article sur le plan pluriannuel de travaux.

Confort thermique et DPE
Documents

Les documents à consulter

Plusieurs documents renseignent sur les risques spécifiques du rez-de-chaussée.

  • l’état des risques et l’information sur les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles ;
  • les procès-verbaux d’assemblée générale : inondations de caves, refoulements, traitements d’humidité ;
  • le carnet d’entretien : travaux de drainage, d’étanchéité, de réseaux ;
  • le règlement de copropriété : statut du jardin, aménagements autorisés ;
  • les diagnostics : DPE, plomb, amiante selon l’âge de l’immeuble.

Lisez notre article sur la lecture des procès-verbaux.

Négocier

Négocier un rez-de-chaussée humide

L’humidité d’un rez-de-chaussée a un coût, qui dépend de sa cause et de la part qui relève de la copropriété.

Les remontées capillaires dans les murs porteurs et les défauts des caves relèvent généralement de la copropriété, qui doit voter les travaux. La condensation et la ventilation relèvent du lot. Le rapport d’expertise permet de distinguer les deux, d’estimer les travaux et d’argumenter la négociation.

Lisez notre article sur la négociation avec un rapport d’expertise.

L’expertise

Ce que l’expert vérifie en rez-de-chaussée

L’expertise d’un rez-de-chaussée descend sous le logement et sort dans le jardin.

L’expert mesure l’humidité des murs et des sols, recherche les signes de remontées et de condensation, inspecte les caves ou le vide sanitaire accessibles, observe les façades, le jardin, les évacuations et les abords. Il distingue ce qui relève du lot de ce qui relève de la copropriété, et signale les travaux à anticiper.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et notre article sur l’appartement au dernier étage.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Le rez-de-chaussée est-il forcément humide ?

Non, mais il est plus exposé. Il faut mesurer et identifier la cause.

Comment reconnaître des remontées capillaires ?

Une bande humide en bas des murs, du salpêtre, des plinthes abîmées, une humidité qui décroît avec la hauteur.

Qui paie le traitement des remontées ?

Si elles touchent les murs porteurs, parties communes, la copropriété. Les finitions intérieures restent souvent à la charge du lot.

Faut-il visiter les caves ?

Oui, elles révèlent l’humidité et l’état du plancher sous l’appartement.

Le jardin privatif m’appartient-il ?

Souvent c’est une partie commune à jouissance privative. Le règlement de copropriété le précise.

Comment éviter les refoulements d’égout ?

Un clapet anti-retour peut les limiter. Renseignez-vous sur les incidents passés.

Où vérifier le risque d’inondation ?

Dans l’état des risques et sur Géorisques, et auprès du vendeur pour les sinistres indemnisés.

Le rez-de-chaussée est-il plus frais en été ?

En général oui, un atout après l’été 2026.

L’expert distingue-t-il les responsabilités ?

Oui, il indique ce qui relève du lot et ce qui relève des parties communes.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


"Acheteuse
Acheter un appartement

Lire les procès-verbaux d’assemblée générale avant d’acheter un appartement

Blog · Acheter un appartement

Lire les procès-verbaux d’assemblée générale avant d’acheter un appartement

Ils arrivent en pièces jointes, souvent en dizaines de pages, rédigés dans un langage administratif. Pourtant, les procès-verbaux d’assemblée générale sont le document le plus révélateur sur l’immeuble dans lequel vous allez acheter : travaux, sinistres, litiges, impayés, tensions. Voici comment les lire efficacement.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Acheteuse lisant des procès-verbaux d'assemblée générale de copropriété

L’essentiel

Les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales, remis par le vendeur, révèlent les travaux votés et leur financement, les travaux reportés ou refusés, les sinistres récurrents (infiltrations, fissures, canalisations), les procédures judiciaires, les impayés de charges et le climat de la copropriété. Il faut les lire en recherchant les mots clés techniques et financiers, puis les croiser avec le carnet d’entretien, le plan de travaux et l’état de l’immeuble constaté lors de la visite.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le document

Qu’est-ce qu’un procès-verbal d’assemblée générale ?

Le procès-verbal est le compte rendu officiel des décisions prises par les copropriétaires lors de l’assemblée générale annuelle ou d’une assemblée extraordinaire.

Il reprend l’ordre du jour, résolution par résolution, avec le résultat des votes, les montants et parfois les débats. Il comprend l’approbation des comptes, le budget prévisionnel, la désignation du syndic et du conseil syndical, et toutes les décisions relatives aux travaux, aux contrats, aux litiges.

Le vendeur doit fournir les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années, sauf si le syndic ne les lui a pas transmis. Ils font partie des documents à remettre à l’acheteur avant la signature de la promesse de vente.

S’ils ne vous ont pas été communiqués, demandez-les avant de signer : sans eux, vous achetez une part d’immeuble sans connaître ni son état déclaré, ni les décisions financières qui vous engageront dès votre entrée dans la copropriété. Prévoyez une heure de lecture attentive, crayon en main.

Méthode

Une méthode de lecture en trois passages

Plutôt que de tout lire ligne à ligne, il est plus efficace de procéder par passages successifs.

Premier passage : les montants

Repérez tous les chiffres : travaux votés, appels de fonds, budgets, honoraires, dettes, provisions. Ils donnent une idée immédiate de l’ampleur des enjeux.

Deuxième passage : les mots clés

Infiltration, fissure, étanchéité, ravalement, toiture, canalisation, colonne, ascenseur, mise en conformité, expert, assurance, sinistre, procédure, impayés.

Troisième passage : les résolutions refusées ou reportées

Elles révèlent les travaux nécessaires mais non financés, souvent les plus importants.

Cette méthode permet en général de repérer en moins d’une heure l’essentiel de ce qui concerne votre futur budget.

Une méthode de lecture en trois passages
Travaux votés

Les travaux votés : qui paiera ?

Les travaux votés avant la vente engagent la copropriété. La répartition entre vendeur et acheteur dépend de la date d’exigibilité des appels de fonds.

Le principe légal est que le paiement des provisions exigibles incombe à celui qui est copropriétaire à la date de l’exigibilité. Les appels de fonds échus avant la vente sont donc à la charge du vendeur, ceux qui échoient après à celle de l’acheteur. Les parties peuvent convenir d’une autre répartition dans la promesse de vente.

C’est un point important de la négociation : un ravalement voté dont les appels sont étalés sur deux ans après la vente sera payé par l’acheteur. Il faut le savoir avant de fixer le prix.

Immeuble avec échafaudage pour un ravalement de façade voté en assemblée générale
Travaux reportés

Les travaux reportés ou refusés : le signal le plus important

Un immeuble qui reporte d’année en année des travaux nécessaires accumule une dette technique que paiera l’acheteur.

Une résolution de ravalement rejetée, une réfection de toiture reportée faute de majorité, une mise en conformité de l’ascenseur repoussée, un devis demandé puis jamais voté : ces mentions révèlent des besoins connus et non traités. Ils reviendront, souvent avec des désordres aggravés et des coûts plus élevés.

Notez aussi les travaux urgents réalisés par le syndic sans vote préalable, signe que la situation s’était dégradée.

Sinistres

Les sinistres récurrents

La répétition d’un même sinistre d’une assemblée à l’autre est un indicateur fort d’un défaut structurel.

  • infiltrations par la toiture ou la toiture-terrasse ;
  • dégâts des eaux liés aux colonnes d’eau ou d’évacuation ;
  • fissures en façade ou dans les parties communes ;
  • inondations des caves ou des parkings ;
  • sinistres liés à la sécheresse, avec mention d’une procédure catastrophe naturelle ;
  • problèmes de chauffage collectif.

Si le lot que vous visitez est situé au dernier étage ou en rez-de-chaussée, ces sinistres vous concernent directement. Lisez nos articles sur l’appartement au dernier étage et l’appartement en rez-de-chaussée.

Toiture-terrasse d'immeuble avec étanchéité dégradée
Procédures

Les procédures judiciaires en cours

Les procédures engagées par ou contre le syndicat des copropriétaires peuvent avoir des conséquences financières pour l’acheteur.

Une procédure contre un promoteur ou une entreprise au titre de la garantie décennale peut aboutir à une indemnisation, mais aussi exiger des frais d’avocat et d’expert. Une procédure contre la copropriété, par un copropriétaire ou un voisin, peut aboutir à une condamnation. Les procès-verbaux mentionnent généralement les mandats donnés au syndic pour agir en justice.

Demandez au syndic l’état d’avancement des procédures. Leur coût et leur issue peuvent peser sur les charges des années à venir.

Impayés

Les impayés de charges

Un niveau élevé d’impayés fragilise la trésorerie de la copropriété et retarde les travaux.

Les procès-verbaux et les annexes comptables évoquent les copropriétaires débiteurs et les actions de recouvrement. Une copropriété où les impayés sont importants peine à financer ses travaux, et les copropriétaires solvables doivent parfois avancer des fonds supplémentaires.

La fiche synthétique de la copropriété et les documents financiers remis par le syndic complètent cette information.

Les impayés de charges
Le climat

Lire entre les lignes : le climat de la copropriété

Au-delà des décisions, le procès-verbal donne une idée du fonctionnement de la copropriété.

Un changement fréquent de syndic, des comptes non approuvés, des votes systématiquement contestés, un conseil syndical démissionnaire, des débats tendus rapportés au procès-verbal : ces éléments révèlent une copropriété en difficulté de gouvernance. Les travaux y sont plus difficiles à voter, ce qui se traduit souvent par un immeuble moins bien entretenu.

À l’inverse, une copropriété qui vote ses travaux, suit un plan pluriannuel et approuve ses comptes sans difficulté est un environnement plus serein pour un acheteur.

Énergie

Rénovation énergétique et obligations récentes

Les procès-verbaux récents évoquent de plus en plus le diagnostic de performance énergétique collectif et le plan pluriannuel de travaux.

Le DPE collectif est progressivement devenu obligatoire pour les copropriétés : plus de 200 lots en 2024, de 50 à 200 lots en 2025, 50 lots ou moins en 2026. Le plan pluriannuel de travaux concerne les copropriétés de plus de quinze ans, depuis 2023 pour les plus grandes et depuis le 1er janvier 2025 pour celles de 50 lots ou moins.

Ces documents peuvent conduire à des travaux d’isolation, de remplacement de chauffage ou de menuiseries. Lisez notre article sur le plan pluriannuel de travaux.

Rénovation énergétique et obligations récentes
Exemples

Trois exemples de lecture

Quelques situations typiques montrent comment une ligne de procès-verbal peut changer une décision d’achat.

Le ravalement reporté

Trois années de suite, la résolution de ravalement est rejetée faute de majorité, alors que le carnet d’entretien mentionne des chutes d’éléments de façade. Le ravalement sera tôt ou tard imposé, parfois par une injonction municipale, et l’acheteur en supportera sa quote-part.

L’infiltration au dernier étage

Chaque procès-verbal évoque une déclaration de sinistre pour infiltration au dernier étage, avec des réparations ponctuelles. Pour l’acheteur d’un lot sous la toiture, c’est le signe qu’une réfection complète de l’étanchéité sera nécessaire.

La procédure décennale

Un immeuble de huit ans a engagé une procédure contre le promoteur pour des fissures. L’issue peut être favorable, mais la procédure est longue, les frais sont avancés par la copropriété, et les travaux attendent.

Ce qui manque

Ce que les procès-verbaux ne disent pas

Un procès-verbal ne relate que ce qui a été mis à l’ordre du jour.

Les désordres que personne n’a encore signalés, les travaux réalisés à titre privé dans les lots, les modifications de structure non déclarées, l’état réel des colonnes encastrées ou des planchers ne figurent pas dans les procès-verbaux. De même, une copropriété peu active, sans conseil syndical impliqué, produit des procès-verbaux succincts qui ne reflètent pas l’état de l’immeuble.

C’est la raison pour laquelle la lecture documentaire doit être complétée par l’observation directe de l’immeuble.

Ce que les procès-verbaux ne disent pas
Croiser

Croiser les procès-verbaux avec les autres documents

Les procès-verbaux prennent tout leur sens lorsqu’ils sont confrontés aux autres sources d’information.

  • le carnet d’entretien, qui retrace les travaux réalisés ;
  • le diagnostic technique global, s’il existe ;
  • le projet de plan pluriannuel de travaux ;
  • la fiche synthétique, avec les données financières ;
  • le pré-état daté, qui indique les sommes dues et les travaux votés ;
  • l’état réel de l’immeuble, observé lors de la visite et de l’expertise.

Un procès-verbal qui ne mentionne aucun problème alors que la façade est visiblement dégradée doit vous alerter autant qu’un procès-verbal qui en mentionne beaucoup.

Questions

Les questions à poser au vendeur et au syndic

La lecture fait naître des questions. Il faut les poser avant de signer.

  • Les travaux votés ont-ils été réalisés, et à quel coût final ?
  • Des travaux importants sont-ils envisagés pour la prochaine assemblée ?
  • Les sinistres récurrents ont-ils été traités à la source ?
  • Où en sont les procédures judiciaires ?
  • Le lot a-t-il lui-même subi des sinistres ?
  • Le vendeur a-t-il des contestations en cours avec la copropriété ?
Négocier

Utiliser les procès-verbaux dans la négociation

Les travaux votés, envisagés ou reportés sont des éléments objectifs de négociation.

Un acheteur qui sait qu’un ravalement sera voté l’an prochain, ou que la toiture-terrasse fuit depuis trois ans sans réfection, peut en tenir compte dans son offre, demander une répartition différente des appels de fonds, ou renoncer. Ces éléments doivent être chiffrés, au moins en ordre de grandeur, à partir des devis évoqués en assemblée.

Lisez notre article sur les clauses du compromis.

L’expertise

L’expertise, complément indispensable des procès-verbaux

Les procès-verbaux disent ce que la copropriété sait et décide. L’expertise dit ce que l’immeuble montre.

L’expert observe les façades, la cage d’escalier, les caves, la cour, la toiture visible et le lot lui-même. Il confronte ses constats aux sinistres et travaux évoqués dans les procès-verbaux, et signale les désordres qui n’y figurent pas encore. C’est souvent à ce moment qu’apparaissent les travaux à venir que personne n’a encore mis à l’ordre du jour.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et nos articles sur les parties communes et l’appartement ancien.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Combien de procès-verbaux le vendeur doit-il fournir ?

Ceux des assemblées générales des trois dernières années.

Que chercher en priorité ?

Les travaux votés et reportés, les sinistres récurrents, les procédures et les impayés.

Qui paie les travaux votés avant la vente ?

Celui qui est copropriétaire à la date d’exigibilité des appels de fonds, sauf accord différent dans la promesse.

Pourquoi les travaux refusés sont-ils importants ?

Ils révèlent des besoins connus non traités, qui reviendront souvent plus coûteux.

Les sinistres répétés sont-ils un signal d’alerte ?

Oui, ils traduisent souvent un défaut structurel non résolu.

Une procédure judiciaire en cours est-elle risquée ?

Elle peut entraîner des frais ou une condamnation, mais aussi une indemnisation. Il faut en connaître l’état.

Le DPE collectif est-il obligatoire ?

Il l’est progressivement selon la taille de la copropriété, y compris pour les petites copropriétés en 2026.

Que faire si les procès-verbaux ne disent rien ?

Croiser avec l’état réel de l’immeuble et le carnet d’entretien, et faire expertiser.

L’expert lit-il les procès-verbaux ?

Il peut les croiser avec ses constats si l’acheteur les lui transmet.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


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Plan pluriannuel de travaux : ce que l’acheteur d’un appartement doit savoir

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Plan pluriannuel de travaux : ce que l’acheteur d’un appartement doit savoir

Depuis la loi Climat et résilience, les copropriétés de plus de quinze ans doivent progressivement se doter d’un plan pluriannuel de travaux. Pour l’acheteur d’un appartement, ce document est une mine d’informations : il annonce les travaux des dix prochaines années, leur coût estimé et leur calendrier. Encore faut-il savoir le lire et le confronter à la réalité.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Immeuble de copropriété des années 1970 et documents de plan de travaux

L’essentiel

Le plan pluriannuel de travaux, ou PPT, recense sur dix ans les travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, à la santé et la sécurité des occupants, à la réalisation d’économies d’énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec une estimation de leur coût et une proposition d’échéancier. Il est obligatoire pour les copropriétés de plus de quinze ans, selon un calendrier qui a atteint les petites copropriétés le 1er janvier 2025. Pour l’acheteur, il permet d’anticiper les appels de fonds à venir et d’ajuster son offre.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le cadre

Qu’est-ce que le plan pluriannuel de travaux ?

C’est un document de programmation des travaux de la copropriété sur dix ans, institué par la loi Climat et résilience du 22 août 2021 et codifié à l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965.

Il est élaboré à partir d’une analyse du bâti et des équipements de l’immeuble, ainsi que du diagnostic de performance énergétique collectif. Il identifie les travaux nécessaires, les hiérarchise, en estime le coût et propose un échéancier. Le projet est présenté en assemblée générale, qui décide ensuite de l’adoption de tout ou partie des travaux.

Le plan est actualisé tous les dix ans. Il est intégré au carnet d’entretien de l’immeuble.

Pour l’acheteur, c’est l’un des rares documents qui regarde vers l’avenir : là où les procès-verbaux racontent le passé de l’immeuble, le plan annonce ce qu’il coûtera dans les années qui viennent, et dans quel ordre.

Calendrier

Quelles copropriétés sont concernées, et depuis quand ?

L’obligation concerne les copropriétés à destination partielle ou totale d’habitation de plus de quinze ans, selon un calendrier progressif.

  • depuis le 1er janvier 2023 : copropriétés de plus de 200 lots ;
  • depuis le 1er janvier 2024 : copropriétés de 51 à 200 lots ;
  • depuis le 1er janvier 2025 : copropriétés de 50 lots ou moins.

Une copropriété peut être dispensée de l’élaboration du projet si un diagnostic technique global réalisé ne fait apparaître aucun besoin de travaux au cours des dix années suivantes. En 2026, toutes les copropriétés de plus de quinze ans sont donc concernées, mais toutes n’ont pas encore adopté leur plan.

Quelles copropriétés sont concernées, et depuis quand ?
Contenu

Ce que contient le plan

Le plan dresse un inventaire technique et financier des travaux à venir.

La liste des travaux

Travaux de conservation de l’immeuble, de préservation de la santé et de la sécurité, de rénovation énergétique.

L’estimation des coûts

Un ordre de grandeur par poste, utile pour mesurer l’effort financier.

La hiérarchisation

Les travaux sont classés par priorité et répartis sur dix ans.

La performance énergétique

Une estimation du niveau de performance que les travaux permettent d’atteindre.

L’échéancier

Une proposition de calendrier, à adopter en assemblée générale.

Travaux d'isolation thermique par l'extérieur sur une façade d'immeuble
Pour l’acheteur

Pourquoi le plan intéresse directement l’acheteur

Les travaux programmés seront financés par les copropriétaires présents au moment des appels de fonds, donc par l’acheteur.

Un plan qui prévoit un ravalement avec isolation par l’extérieur dans trois ans, une réfection de toiture dans cinq ans et le remplacement de la chaufferie dans sept ans annonce des appels de fonds importants. L’acheteur peut estimer sa quote-part à partir de ses tantièmes et du coût estimé, et en tenir compte dans son budget et son offre.

À l’inverse, un immeuble qui a déjà réalisé ses gros travaux et dont le plan ne prévoit que de l’entretien est un environnement plus prévisible.

Exemple

Un exemple de lecture chiffrée

Un calcul simple permet de traduire le plan en montant pour le lot que vous visitez.

Imaginons un immeuble de trente lots dont le plan prévoit, dans les quatre prochaines années, un ravalement avec isolation par l’extérieur et une réfection de l’étanchéité de la toiture-terrasse. Le coût total estimé figure dans le plan. Le lot visité représente un certain nombre de tantièmes sur le total des tantièmes de charges générales : en appliquant ce ratio au coût estimé, on obtient une quote-part prévisionnelle.

Ce calcul reste approximatif : la répartition peut dépendre de clés spécifiques prévues par le règlement de copropriété, les devis réels différeront des estimations, et des aides collectives peuvent réduire le reste à charge selon les conditions en vigueur. Mais il donne un ordre de grandeur indispensable pour comparer deux appartements dont les prix affichés semblent proches.

Un exemple de lecture chiffrée
Qui l’établit

Qui élabore le plan, et avec quelle fiabilité ?

Le projet de plan est établi par une personne disposant de compétences et de garanties définies par la réglementation, après une analyse de l’immeuble.

Ce professionnel examine les parties communes, les équipements collectifs et les documents de la copropriété. La qualité du plan dépend de la profondeur de cette analyse : un plan établi rapidement, à partir des seuls documents, peut passer à côté de désordres visibles sur place. Un plan détaillé, avec photos et description de l’état de chaque ouvrage, est plus fiable.

En lisant le plan, regardez la date de l’analyse, le niveau de détail des constats et la cohérence entre les désordres décrits et les travaux proposés.

Lire

Comment lire un plan pluriannuel en tant qu’acheteur

Quelques questions simples permettent d’en tirer l’essentiel.

  • Quels sont les travaux prévus dans les trois premières années ?
  • Lesquels ont déjà été votés, lesquels restent à voter ?
  • Quel est le coût total estimé, et quelle serait la quote-part du lot ?
  • Les travaux énergétiques sont-ils prévus, et quel gain de classe est attendu ?
  • Le plan a-t-il été adopté en assemblée générale, ou reste-t-il à l’état de projet ?
  • Le fonds de travaux est-il alimenté, et à quelle hauteur ?

Croisez ces réponses avec les procès-verbaux d’assemblée générale. Lisez notre article sur la lecture des procès-verbaux.

Comment lire un plan pluriannuel en tant qu'acheteur
Fonds

Le fonds de travaux

Les copropriétés doivent constituer un fonds de travaux alimenté par une cotisation annuelle des copropriétaires.

Ce fonds sert à financer les travaux prescrits par le plan pluriannuel et les travaux décidés en assemblée générale. Les sommes versées sont attachées au lot et restent acquises au syndicat des copropriétaires : elles ne sont pas remboursées au vendeur lors de la vente, sauf accord contraire entre les parties qui peut être prévu dans la promesse.

Un fonds bien alimenté atténue les appels de fonds exceptionnels. Son montant figure dans les documents remis à l’acheteur.

Énergie

Plan de travaux et performance énergétique

Le plan pluriannuel est l’outil par lequel les copropriétés programment leur rénovation énergétique.

Le DPE collectif, progressivement obligatoire pour toutes les copropriétés, alimente le plan. Les travaux d’isolation des façades, des toitures et des planchers bas, le remplacement des menuiseries communes ou du système de chauffage peuvent améliorer l’étiquette de chaque logement.

Pour un acheteur investisseur, c’est un enjeu majeur : le calendrier d’interdiction de location concerne la classe G depuis 2025, la classe F à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034. Un lot classé F dans un immeuble dont le plan prévoit une isolation des façades à court terme n’a pas la même perspective qu’un lot dans un immeuble sans projet. Lisez notre article sur les passoires thermiques.

Chaufferie collective ancienne d'un immeuble
Limites

Les limites du plan pluriannuel

Le plan est un document prévisionnel, pas une garantie.

Les estimations de coûts peuvent évoluer fortement entre le projet et les devis réels. L’assemblée générale peut ne pas voter les travaux proposés, ou les reporter. Le plan peut sous-estimer certains désordres qui n’étaient pas visibles lors de son élaboration, ou ne pas intégrer des sinistres survenus depuis.

Il ne remplace pas non plus l’examen du lot lui-même : un plan rassurant sur l’immeuble ne dit rien de l’électricité, des planchers ou de l’humidité de l’appartement.

Absence

Quand le plan n’existe pas encore

De nombreuses petites copropriétés n’ont pas encore adopté leur plan, malgré l’obligation.

L’absence de plan dans une copropriété de plus de quinze ans est en soi une information : elle peut révéler une gestion peu active, des copropriétaires réticents à engager des dépenses, ou simplement un retard. L’acheteur doit alors s’appuyer davantage sur les procès-verbaux, le carnet d’entretien, le diagnostic technique global éventuel et l’état réel de l’immeuble.

Demandez au syndic si l’élaboration du projet est en cours et quand il sera présenté.

Quand le plan n'existe pas encore
Sécheresse

Plan de travaux et risques climatiques

Les épisodes climatiques extrêmes peuvent rendre nécessaires des travaux qui ne figuraient pas au plan.

L’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France avec 53 jours de vague de chaleur et une sécheresse des sols sans précédent en moyenne, a mis en évidence deux enjeux pour les immeubles : le confort d’été des logements, notamment sous les toits, et les mouvements de sol sur les terrains argileux. Des fissures apparues depuis l’élaboration du plan peuvent appeler des investigations et des travaux non prévus.

Interrogez le syndic sur d’éventuels désordres récents et sur une éventuelle procédure de catastrophe naturelle.

Négocier

Intégrer le plan dans l’offre d’achat

Les travaux annoncés par le plan sont des éléments objectifs de négociation.

Une quote-part estimée de travaux à court terme peut justifier une offre ajustée, une répartition différente des appels de fonds dans la promesse, ou une renonciation si le budget ne le permet pas. Le vendeur, de son côté, peut faire valoir un immeuble bien entretenu et un plan déjà engagé.

Lisez notre article sur les clauses du compromis.

L’expertise

Le rôle de l’expertise à côté du plan

Le plan porte sur l’immeuble à l’échelle de dix ans. L’expertise porte sur le lot et sur ce que l’immeuble montre aujourd’hui.

L’expert examine l’appartement et les parties communes accessibles, confronte ses constats au plan et aux procès-verbaux, et signale les désordres non pris en compte. Il apporte un regard indépendant sur la cohérence du programme de travaux avec l’état réel du bâtiment.

Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat et nos articles sur les parties communes et les copropriétés des années 1960 et 1970.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Le plan pluriannuel de travaux est-il obligatoire ?

Oui pour les copropriétés d’habitation de plus de quinze ans, selon un calendrier qui concerne toutes les tailles depuis le 1er janvier 2025.

Sur quelle durée porte-t-il ?

Sur dix ans, avec une actualisation tous les dix ans.

Que contient-il ?

La liste des travaux nécessaires, leur estimation, leur hiérarchisation, leur échéancier et l’effet énergétique attendu.

Le plan oblige-t-il à faire les travaux ?

Il est soumis à l’assemblée générale, qui décide de leur adoption et de leur calendrier.

Qui paie les travaux prévus ?

Les copropriétaires présents au moment des appels de fonds, donc souvent l’acheteur.

Le fonds de travaux est-il remboursé au vendeur ?

Non, il reste acquis au syndicat, sauf accord entre vendeur et acheteur.

Une copropriété peut-elle être dispensée ?

Oui si un diagnostic technique global ne fait apparaître aucun besoin de travaux sur dix ans.

Que faire si le plan n’existe pas ?

S’appuyer sur les procès-verbaux, le carnet d’entretien et l’état réel de l’immeuble, et interroger le syndic.

Le plan suffit-il à évaluer un appartement ?

Non, il ne dit rien de l’état du lot lui-même.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références


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Acheter un appartement ancien : les vérifications techniques essentielles

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Acheter un appartement ancien : les vérifications techniques essentielles

Parquet, moulures, hauteur sous plafond : l’appartement ancien a du charme. Il a aussi un âge, celui de l’immeuble qui l’abrite, de ses planchers, de ses réseaux et de ses façades. Acheter un lot, c’est acheter une part de l’immeuble. Voici les vérifications techniques à mener, dans l’appartement comme dans les parties communes.

1er réseau national d’expertise immobilièrePlus de 65 experts formés par l’OFIBRapport certifié sous 96h
Appartement ancien avec parquet et moulures inspecté par un expert

L’essentiel

Avant d’acheter un appartement ancien, il faut vérifier l’état du lot (planchers, murs et cloisons, humidité, électricité, plomberie, ventilation, menuiseries, isolation) et celui de l’immeuble (structure, façades, toiture, caves, escaliers, réseaux communs), puis lire les documents de copropriété : procès-verbaux d’assemblée générale, carnet d’entretien, diagnostic technique global ou plan pluriannuel de travaux. Les travaux votés ou à venir sur les parties communes pèsent autant que ceux du logement.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my House. Un conseiller vous répond au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Le principe

Acheter un lot, c’est acheter une part de l’immeuble

En copropriété, l’acheteur devient propriétaire de son appartement et d’une quote-part des parties communes, avec les charges et travaux qui s’y attachent.

La structure de l’immeuble, la toiture, les façades, les escaliers, les canalisations collectives et souvent les fenêtres, selon le règlement de copropriété, sont des parties communes. Leur entretien et leur réfection sont décidés en assemblée générale et financés par tous les copropriétaires selon leurs tantièmes.

Un appartement impeccable dans un immeuble dont la façade, la toiture ou les réseaux doivent être refaits peut coûter très cher dans les années qui suivent l’achat. L’examen technique doit donc porter sur les deux niveaux.

C’est pourquoi l’expertise d’un appartement ancien ne s’arrête pas à la porte du logement : elle se poursuit dans la cage d’escalier, dans les caves et sur les façades visibles, et se complète par la lecture attentive des documents de copropriété.

Planchers

Les planchers : premier point de contrôle du lot

Dans les immeubles anciens, les planchers en bois ou à poutrelles métalliques sont souvent la principale fragilité structurelle visible depuis l’appartement.

Un plancher qui penche, qui vibre fortement, qui grince de façon importante ou dont le parquet se soulève peut révéler une déformation des solives, une attaque d’insectes, une pourriture liée à un dégât des eaux ancien, ou une surcharge. Une légère pente est fréquente dans le bâti ancien et pas forcément évolutive ; une déformation marquée ou récente appelle un examen plus poussé.

L’expert mesure la pente, observe les fissures des plafonds de l’appartement du dessous si l’accès est possible, et examine les zones sensibles autour des pièces d’eau. Les caves de l’immeuble permettent souvent de voir la structure des planchers bas.

Les planchers : premier point de contrôle du lot
Murs

Murs, cloisons et fissures

Les fissures d’un appartement ancien sont fréquentes. Il faut distinguer celles du revêtement de celles de la structure.

  • fissures fines des enduits et plâtres, souvent liées au vieillissement ;
  • fissures en diagonale aux angles des portes, signe de mouvement ;
  • décollement entre murs et plafonds ;
  • portes qui frottent ou ne ferment plus ;
  • fissures au-dessus d’ouvertures créées lors de rénovations ;
  • cloisons supprimées : le mur était-il porteur ?

Lisez notre article sur l’appartement rénové et les murs porteurs.

Humidité

Humidité, ventilation et dégâts des eaux

L’humidité en appartement provient surtout de la condensation, des infiltrations par les façades ou la toiture, et des fuites entre logements.

Les traces au plafond de la salle de bains ou de la cuisine signalent souvent une fuite du logement supérieur. Les taches sur les murs de façade, une infiltration ou une condensation sur paroi froide. Les moisissures dans les angles, un défaut de ventilation. Les appartements anciens ont souvent été rendus étanches par des fenêtres neuves sans que la ventilation soit adaptée.

L’expert mesure l’humidité, vérifie les entrées d’air et les extractions, recherche les traces de sinistres anciens. Lisez nos articles sur l’appartement en rez-de-chaussée et l’appartement au dernier étage.

Humidité, ventilation et dégâts des eaux
Réseaux

Électricité, gaz et plomberie

Les installations d’un appartement ancien ont souvent été modifiées par étapes, avec des niveaux de sécurité inégaux.

Électricité

Le diagnostic est obligatoire pour les installations de plus de quinze ans. L’expert observe le tableau, la protection différentielle, la terre, les liaisons dans la salle de bains.

Gaz

Le diagnostic gaz est obligatoire pour les installations de plus de quinze ans. Attention aux chauffe-eau anciens et aux ventilations obstruées.

Plomberie

Canalisations en plomb possibles dans les immeubles d’avant 1949, évacuations anciennes, colonnes communes vétustes.

Chauffage

Individuel ou collectif : l’âge de la chaudière collective et les travaux prévus se lisent dans les procès-verbaux.

Acoustique

Bruit et isolation phonique

Dans un immeuble ancien, le confort acoustique dépend des planchers, des cloisons et des travaux réalisés par les voisins.

Les planchers bois anciens transmettent les bruits de pas, surtout lorsqu’un voisin a remplacé la moquette par un parquet ou un carrelage sans sous-couche. Les cloisons légères transmettent les voix. Les colonnes d’eau communes transmettent les bruits d’écoulement. Ces nuisances, souvent invisibles lors d’une visite en journée, deviennent sensibles une fois installé.

Visiter à différents moments de la journée, interroger le vendeur sur le voisinage et sur d’éventuelles plaintes, et lire le règlement de copropriété sur les revêtements de sol sont de bons réflexes. Lisez notre article sur l’isolation phonique d’un appartement.

Bruit et isolation phonique
Plomb et amiante

Plomb et amiante : lire les diagnostics

Les immeubles anciens peuvent contenir du plomb dans les peintures et de l’amiante dans certains matériaux.

Le constat de risque d’exposition au plomb est obligatoire pour les logements construits avant le 1er janvier 1949. Il signale les peintures contenant du plomb et leur état. Le diagnostic amiante est obligatoire pour les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 ; pour les parties communes, le dossier technique amiante est tenu par le syndic.

Ces diagnostics ont des conséquences sur les travaux futurs : précautions, coûts, délais. Lisez nos articles sur le plomb et sur l’amiante.

Énergie

Isolation, fenêtres et DPE

La performance énergétique d’un appartement ancien dépend de sa position dans l’immeuble, de ses fenêtres et du mode de chauffage.

Un appartement sous les toits ou au-dessus d’un passage non chauffé perd davantage de chaleur. Les fenêtres anciennes en simple vitrage, les murs non isolés et un chauffage électrique ancien pèsent sur l’étiquette. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui améliore l’étiquette de certains logements chauffés à l’électricité.

Pour un investissement locatif, le calendrier d’interdiction de location des logements les plus énergivores est déterminant : classe G depuis le 1er janvier 2025, F au 1er janvier 2028, E au 1er janvier 2034. Lisez notre article sur les passoires thermiques.

Isolation, fenêtres et DPE
Parties communes

L’état de l’immeuble : ce que l’on voit en visite

Les parties communes accessibles donnent une image fidèle de l’entretien de l’immeuble.

  • les façades : fissures, épaufrures, balcons, garde-corps ;
  • la cage d’escalier : fissures, marches, rampe, éclairage ;
  • les caves : humidité, état des poutres et poutrelles, réseaux ;
  • la cour et les descentes d’eau pluviale ;
  • la toiture, si elle est visible depuis une fenêtre ou la cour ;
  • les colonnes d’eau et d’évacuation apparentes ;
  • l’ascenseur et sa date de modernisation.

Lisez notre article sur les parties communes.

Cage d'escalier d'un immeuble ancien avec fissures
Documents

Les documents de copropriété à lire

Le vendeur doit fournir un ensemble de documents sur la copropriété. Leur lecture est indispensable.

  • les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années ;
  • le carnet d’entretien de l’immeuble ;
  • la fiche synthétique de la copropriété ;
  • le règlement de copropriété et l’état descriptif de division ;
  • le diagnostic technique global ou le projet de plan pluriannuel de travaux, s’ils existent ;
  • le montant des charges courantes et des sommes restant dues ;
  • l’état du fonds de travaux.

Lisez nos articles sur les procès-verbaux d’assemblée générale et le plan pluriannuel de travaux.

Travaux à venir

Anticiper les travaux votés et à venir

Les travaux de copropriété les plus lourds concernent les façades, la toiture, les réseaux, l’ascenseur et, de plus en plus, la rénovation énergétique.

Les travaux votés avant la vente sont en principe à la charge du vendeur pour les appels de fonds exigibles avant la signature, sauf accord différent. Les travaux envisagés mais non votés seront à la charge de l’acheteur. Le plan pluriannuel de travaux, progressivement obligatoire selon la taille des copropriétés de plus de quinze ans, donne une vision sur dix ans.

Un ravalement de façade, une réfection de toiture ou un remplacement de colonnes représentent des sommes importantes par lot. Les intégrer à la négociation est légitime.

Caves

Les caves, révélateur de l’état structurel

Descendre à la cave est l’un des meilleurs moyens d’évaluer la santé d’un immeuble ancien.

On y voit les fondations, les murs porteurs, les planchers bas et souvent les réseaux. Des poutrelles métalliques rouillées qui font éclater les voûtains, des poutres bois pourries à leurs appuis, des murs humides et salpêtrés, des étais provisoires installés depuis longtemps sont des signaux à prendre au sérieux.

Interrogez le vendeur et le syndic sur d’éventuels travaux prévus. Lisez notre article sur le sous-sol et le vide sanitaire.

Caves d'un immeuble ancien avec poutrelles métalliques
Sécheresse

Immeubles anciens et sécheresse de 2026

Les immeubles anciens sur sols argileux peuvent aussi être affectés par les mouvements de terrain.

Les immeubles anciens reposent souvent sur des fondations peu profondes. Dans les communes exposées au retrait-gonflement des argiles, l’été 2026, le plus chaud mesuré en France depuis 1900 selon Météo-France avec une sécheresse des sols sans précédent en moyenne, a pu provoquer ou aggraver des fissures. L’état des risques indique l’exposition de la commune et de la parcelle.

Des fissures récentes en façade ou dans la cage d’escalier, une procédure catastrophe naturelle évoquée en assemblée générale sont des informations à rechercher.

L’expertise

L’expertise d’un appartement ancien

L’expert examine le lot et les parties communes accessibles, et relie ses constats aux documents de copropriété.

Il vérifie les planchers, les murs, l’humidité, les réseaux apparents, la ventilation et les menuiseries de l’appartement, puis observe la cage d’escalier, les façades visibles, les caves et la cour. Il lit les diagnostics et, si l’acheteur les transmet, les procès-verbaux et le carnet d’entretien, pour signaler les incohérences et les travaux à anticiper.

Son rapport, remis sous 96 heures chez Check my House, permet de négocier en connaissance de cause. Découvrez notre guide de l’expertise pré-achat.

Check my House

Faire expertiser le bien avant de signer

L’auteur

Laurent Hojan, expert construction et bâtiment depuis huit ans, fondateur de Check my House, 1er réseau national d’expertise immobilière : plus de 65 experts en bâtiment certifiés et diplômés, formés notamment par l’OFIB. Les préconisations d’expertise Check my House sont couvertes par une assurance décennale.

Le tarif

Expertise avant achat ou vente, maison ou appartement : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km, frais de gestion 50 €. Rapport certifié compris, remis sous 96h. Détail sur nos tarifs et méthode dans notre guide de l’expertise pré-achat.

FAQ

Questions fréquentes

Que vérifier en priorité dans un appartement ancien ?

Les planchers, l’humidité, l’électricité, les parties communes et les travaux à venir dans la copropriété.

Un plancher qui penche est-il grave ?

Une légère pente est fréquente dans l’ancien. Une déformation marquée ou évolutive doit être examinée.

Quels documents de copropriété lire ?

Les procès-verbaux des trois dernières années, le carnet d’entretien, la fiche synthétique et le plan de travaux s’il existe.

Qui paie les travaux votés avant la vente ?

En principe le vendeur pour les appels exigibles avant la signature, sauf accord différent.

Le diagnostic plomb est-il obligatoire ?

Oui pour les logements construits avant le 1er janvier 1949.

Faut-il visiter les caves ?

Oui, elles révèlent l’état de la structure et de l’humidité de l’immeuble.

Le DPE a-t-il changé en 2026 ?

Le coefficient électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui améliore l’étiquette de certains logements.

Peut-on louer un appartement classé G ?

Non, les logements G ne peuvent plus être proposés à la location depuis le 1er janvier 2025.

L’expert examine-t-il les parties communes ?

Oui, celles qui sont accessibles : escalier, façades visibles, caves, cour.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 euros TTC jusqu’à 50 m², puis 3 euros par m² supplémentaire, plus 60 euros de déplacement jusqu’à 100 km et 50 euros de frais de gestion.

Un doute sur un bien ?

Faites-le examiner par un expert en bâtiment indépendant avant de signer.

Sources et références

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L271-4 et L721-2
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 14-2 (plan pluriannuel de travaux)
  • Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 (Climat et résilience)
  • Météo-France, bilan climatique de l’été 2026


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